Ce cher raisin, encore et toujours plus cher en Champagne

Encore des hausses constatées cette année sur le prix du kilo de raisin.
Encore des hausses constatées cette année sur le prix du kilo de raisin.

Les vendanges 2018 ont vu une hausse du prix du kilo de raisins…Encore, comme tous les ans.  Prix gonflés artificiellement ou non, le raisin est l’or de la Champagne. Le cours y est sans cesse en augmentation. Pour 2018,  les prix oscillent en moyenne  entre 5,80 euros / 5, 85  euros pour les crus périphériques, 6, 20 euros / 6,30 euros pour les Premiers crus et  6, 90 euros / 7 euros pour les Grands crus. Voire plus (autour de dix euros pour certains marcs). On se souvient, lors de la récolte 2017, la Grande maison avait fait monter les tarifs avec près de 40 centimes d’augmentation, passant en moyenne de 6,40 à 6,80 euros selon les crus. Ce n’est pas le cas cette année, la progression fluctue entre 2 et 3%.

« Contraintes d’approvisionnement »

En Champagne, le responsable idéal de ces augmentations annuelles  est désigné depuis longtemps. Il s’agit du groupe LVMH (Moët Hennessy Champagne Services). La position du groupe est défendue sur deux principes : d’une part, le prix du raisin est libre, chacun fait ce qui lui plaît, d’autre part, le groupe MHCS  doit se rééquilibrer sur certains secteurs dans l’appellation. Et surtout remplir ses cuves pour mieux alimenter ses marchés.  Lors de la publication de ses derniers résultats, LVMH  avait mis en avant : »  un contexte de contraintes d’approvisionnement ».

En fait la situation est identique tous les ans, mais le prix du kilo de raisins peut-il encore et toujours augmenter ? Oui ! Mais la vraie question est : qui pourra encore le payer ? Et, ceci expliquant cela, la réponse est simple : ceux qui peuvent répercuter leur hausse de prix sur leurs flacons de champagne en les valorisant sur les marchés à l’export. Pour les autres, ce sera plus difficile.

La réalité du marché

Pour indication, le prix du kilo  était aux environ de  4, 25 euros en 2003. car c’est en  2000, sous la pression de l’Europe libérale (qui interdit la pratique de fixation de prix « indicatifs ») que  l’interprofession a dû renoncer à donner une indication de prix aux opérateurs. Depuis on parle d’une moyenne de prix car il apparaît de plus en plus difficile d’observer un prix du  kilo de raisins qui correspond à la réalité du marché, du fait de la multiplication des primes, des cadeaux et des prestations en tout genre non déclarés au Comité Champagne.

 

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