Coupes, flûtes et autres petites théories sur le verre en Champagne

flutes en champagne
Le verre idéal doit réunir plusieurs qualités. Déjà l’esthétisme, plutôt galbé, l’aspect visuel du verre conditionne la dégustation.

Choisir des verres pour la dégustation d’un vin n’est pas une chose anodine. La forme, l’ouverture du verre sont des éléments déterminants pour le plaisir des yeux, du nez et du palais. En Champagne, c’est une évidence, le verre est ce que le mannequin est à la haute-couture : il met en valeur le vin.  Le verre influe  également sur la perception du vin. L’odeur, la texture, l’impression ne sera pas la même. Pour s’en convaincre, il suffit de servir le contenu du même flacon dans dix verres de hauteurs, largeurs et  formes différentes pour avoir l’impression de boire dix vins différents.

Le verre idéal doit réunir plusieurs qualités. Déjà l’esthétisme, plutôt galbé, l’aspect visuel du verre conditionne la dégustation. Ensuite, l’équilibre en main ou balancier pour le confort, puis la largeur du verre à la surface du vin qui définit la surface d’échange entre le vin et l’air. Il faut également compter sur la largeur et la courbe au haut du calice qui conditionne l’intensité et la précision, et le plus important parce qu’il s’agit de vin et non de parfum : la courbe générale qui conditionne le flot en bouche, sans oublier pour le champagne la qualité de surface du verre qui conditionne l’effervescence.

Si la coupe est associée à l’image de la fête et de l’effervescence, c’est la  flûte qui convient le mieux au champagne. Sa colonne de diffusion, est propice à l’examen visuel du vin. Elle convient donc très bien au champagne, dans la mesure où elle est suffisamment ouverte.  Que cela soit les fameuses « Jamesse« ,  les « Julhin », les « Lallement » ou encore les  » Darsonville », il existe différentes tailles voire de formes de verres à champagne, mais pour qu’ils aient de la classe et remplissent bien leur office, il faut qu’ils soient suffisamment élancés.

Pour les spécialiste amateurs de mathématiques, voici quelques considérations :  ainsi on peut considérer comme optima les dimensions suivantes : hauteur totale : 185 à 210mm ; hauteur du récipient : 90mm ; hauteur de la jambe : 95 à 120mm ; diamètre de l’ouverture : 62,5 mm ; diamètre maximum du récipient : 74mm ; diamètre du pied : 70 à 75mm. La capacité utile d’un tel verre, rempli à 1 cm du bord, est de 22,5 cl. Une bouteille de champagne remplit cinq de ces verres aux deux tiers, cela fait huit verres, si on les remplit à moitié. 

On ne peut pas parler de verre de champagne en Champagne sans évoquer le blida. Le blida est le « Duralex » du champagne. Il est le compagnon des mariages, des baptêmes et des inaugurations en Champagne. Il porte le nom de la ville de Blida en Algérie. Pour la petite histoire, ce verre était fabriqué par les Verreries mécaniques champenoises à Reims pour servir de verres à thé. Il est parfois surnommé « verre à vendanges.

Le blida, le verre des vendanges
Print Friendly, PDF & Email

Laisser un commentaire