Quand l’Ile de France veut sa part de champagne

La révision de l’aire d’appellation Champagne toujours en discussion (Bernard Sivade)

 

Il s’en passe des choses durant le trêve des confiseurs, selon Vitisphère, le Conseil spécialisé de FranceAgriMer s’est penché sur les contingents d’autorisations de plantation le 20 décembre. Il a notamment examiné le projet champenois soutenu par le Comité interprofessionnel des vins de Champagne et le Conseil de Bassin de limiter à 0.10 ha les autorisations de plantation des vins sans indication géographique sur cinq départements. Son vote a été favorable à la proposition mais il a reçu quatre votes contre : celui de l’administration. Toujours selon le site, c’est au ministre de trancher entre la demande des champenois d’interdire les plantations nouvelles de vins sans indication géographique dans l’aire de champagne, dans la révision de la future aire de champagne et dans un cordon large de trois communes autour de l’aire délimitée de champagne ou au contraire, d’autoriser les plantations comme le réclame le Syndicat des vignerons d’Ile de France.

Le Syndicat général des vignerons de la Champagne sera reçu par le ministère en janvier pour échanger sur la problématique. Les plantations nouvelles demandées ne sont pas motivées par une justification économique, comme le droit européen le prévoit.

Si la position du SGV est si méfiante, c’est non seulement que les contours de l’appellation sont suspendus à la nouvelle aire mais aussi qu’il redoute un détournement de notoriété.

L’AOC Champagne est officiellement née du décret du 29 juin 1936. Son aire géographique s’étend sur 5 départements, soit 635 communes où l’élaboration du champagne est autorisée. Parmi celles-ci, 319 ont le droit d’accueillir de la vigne, pour un total de 35 000 hectares classés. Une procédure de révision de la délimitation de cette aire géographique a été initiée en 2003 par l’INAO, à la demande du SGV, et devrait aboutir aux environs de 2018-2020.  Si tout va bien.

Du champagne Pannier pour Emmanuel Macron

Le menu du 22 décembre lors de la visite d’Emmanuel Macron au Niger

 

La presse en a largement fait l’écho : notre Président de la République a fêté le réveillon de Noël avec les troupes françaises au Niger.  Emmanuel Macron s’est assis au milieu des soldats, pour le dîner de gala spécialement conçu par le chef de l’Elysée, Guillaume Gomez. Ce dernier était venu la veille de Paris pour l’occasion avec dans ses malles des produits entièrement offerts par les grossistes du marché de gros de Rungis,  Le chef a ainsi préparé un pâté en croûte Elysée veau-foie gras, volaille des Hautes-Pyrénées rôtie aux morilles et plateau de fromages de toutes les régions françaises.

Mais que serait un repas de réveillon sans champagne ? C’est donc avec du champagne Pannier Brut  ( référencé depuis plusieurs années à la Présidence de la République ) que l’élite de nos troupes a pu trinquer à un monde meilleur. Le Pannier Brut représente l’assemblage champenois par excellence avec  40% de  chardonnay, 30% de pinot noir et 30%  de meunier avec un minimum 3 années de vieillissement en caves.