La vendange 2018 vue par Jean-Baptiste Lecaillon, chef de caves de la maison Roederer

Une vendange 2018 exceptionnelle pour Jena-Baptiste Lecaillon.
Une vendange 2018 exceptionnelle pour Jena-Baptiste Lecaillon.

Et la série continue, après Hervé Dantan (Champagne Lanson), Cyril Brun (Charles-Heidsieck) et Laurent Fresnet (Champagne Henriot), c’est au tour de Jean-Baptiste Lecaillon d’évoquer la vendange 2018. Le chef de cave de la maison Roederer fait ses calculs :  » c’est ma trentième vendange dans la maison, et ma vingtième en tant que chef de caves « . A la tête d’un domaine viticole de 240 hectares en propre dont 115 ha viennent d’être certifiés bio cette année, ce vivificateur d’exception voit un changement dans cette récolte 2018  » il ne s’agit pas d’une vendange d’oenologues, mais bel et bien une vendange de vignerons.. Pour moi, c’est comme une page blanche, alors il faut aller jusqu’au bout de l’histoire. »  Et c’est une sacrée histoire,  » c’est une année magique ou tous les sols se sont  totalement exprimés, des terroirs de craie à l’argile. Il nous faut donc raisonner en vigneron en travaillant le degré et l’acidité au goût. »  Laissons tomber les chiffres et les pourcentages ! Parmi les nombreuses archives de la maison que Jean-Baptiste Lecaillon consulte, son seul repère reste l’année 1959 dont les vendanges avaient démarré le 12 septembre. » En fait, c’est une année de tous les extrêmes, du jamais vu. Franchement, il ne faut rien faire, ou le moins possible pour obtenir des vins exceptionnels. Déjà les pinots noirs sont succulents, les meuniers sont d’enfer et les chardonnays d »Avize et du Mesnil sont parfaits. » Pour Jean-Baptiste Lecaillon, si la pire des vendanges est 2017, la meilleure sera 2018 !

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