Les petits bonheurs et …malheurs du prosecco

Selon le conzorzio de DOC Prosecco, le millésime de cette année devrait produire «3 700 000 hl de vin certifiable», provenant des 23 000 hectares de vignobles de la région. Il s’agit de l’équivalent de 493,3 millions de bouteilles de Prosecco, contre une production d’environ 440 millions de bouteilles de la récolte de l’année dernière, affectée par des conditions météorologiques défavorables dans la région, des gelées printanières tardives à la sécheresse estivale. De plus,  bien que les quantités exactes n’aient pas encore été révélées, on s’attend à ce que la zone DOCG de Prosecco Superiore, qui s’élève à environ 5 000 hectares, produise plus de 100 millions de bouteilles certifiées. Mais si les ventes du mousseux italien prosecco explosent partout dans le monde, les vignerons de la Vénétie n’ont pas le coeur à la fête. De l’autre côté du globe, en Australie, des producteurs de la King Valley ( renommée en King Valley Prosecco.), une région au nord-est de Melbourne, produisent aussi un mousseux appelé prosecco… au grand dam des Italiens. Ces derniers souhaitent que les Australiens changent le nom de leur mousseux afin de respecter leur appellation. Une chicane entre les deux régions viticoles fait couler beaucoup d’encre au moment où l’Union européenne et l’Australie négocient un traité de libre-échange.

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