La période n’est pas facile lorsque on est vigneron et que l’on travaille en majorité à l’export. Faut-il alors trouver des idées pour “garder le lien” explique Nicolas Rainon.  Avec son épouse Marie-Noëlle Henriet-Rainon, ce dernier s’occupe du domaine Henriet-Bazin. Une maison, installée à Villers-Marmery, qui  compte presque 8 ha répartis sur les coteaux Est de la Montagne de Reims (6.5ha) et sur la Vallée de l’Ardre (1.5ha) et produit  entre 55.000 et 60.000 bouteilles produites. ” la grande majorité de nos bouteilles (70%) est vendue à l’export par un réseau d’importateurs connus sur des salons ou lors de visites au domaine. Le reste des ventes s’articule autour de départ cave (majoritairement des particuliers vers la Belgique, l’Italie et la France) et enfin, quelques cavistes (nouveau débouché pour notre domaine) complètent notre circuit de distribution“. Avec un style de packaging résolument vintage, ce champagne possède ce côté “french touch, début du siècle dernier” qui plait sur les marchés internationaux  Et on peut se douter que depuis deux mois, les échanges avec cette clientèle n’ont pas dû être faciles et nombreux. Donc pour continuer à garder un lien, et profitant de ce temps imposé, Nicolas Rainon a décidé d’écrire un journal. ” La période était à l’introspection, à la réflexion, et je me suis attaché à faire un état des lieux de notre exploitation, par le biais d’un support en accord avec notre esprit vintage”.  C’est une gazette dotée d’une typographie comme celles imprimées à la Belle Epoque, une publication d’une vingtaine de pages, mettant en valeur le travail de la vigne, l’économie et l’actualité du domaine, la météo, l’Histoire, la vinification, bref, c’est un ouvrage bien fait, certes sur la propriété et leurs cuvées mais également sur le et la Champagne. Il a également été traduit en anglais.

 

 

 

 

 

 

 

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.