Le millésime 2018 de Dom Pérignon est né d’une année particulièrement favorable dans les vignes. Après un hiver doux et pluvieux, les sols disposaient de bonnes réserves d’eau. Le printemps chaud et ensoleillé, puis un été plus sec, ont permis aux raisins de mûrir rapidement.
Les vendanges ont commencé autour du 20 août. Il s’agissait de la cinquième récolte d’août pour la maison, après 2003, 2007, 2011 et 2017. Cette fois, la précocité allait de pair avec une récolte abondante et des raisins en excellent état sanitaire.
2018 marque également le premier millésime de Vincent Chaperon en tant que chef de cave de Dom Pérignon. Face à cette maturité avancée, il a choisi de pousser celle du chardonnay, tout en conservant davantage de retenue pour le pinot noir. Les acidités assez basses demandaient une attention particulière dans la construction de l’assemblage. « Il y avait une forme d’évidence dans les décisions de cueillette, comme un bon augure. »
Le travail s’est ensuite poursuivi en cave, avec près de huit années de maturation sur lies. Ce temps long fait partie de la méthode de Dom Pérignon, qui élabore exclusivement des champagnes millésimés : chaque cuvée provient de la récolte d’une seule année. Lorsque les conditions ne répondent pas aux exigences de la maison, celle-ci peut renoncer à déclarer le millésime.
Avec 2018, Dom Pérignon met donc en lumière une année où quantité* et qualité se sont rejointes. Pour Vincent Chaperon, elle a offert des conditions favorables pour signer son premier millésime à la tête de la cave.
*Le potentiel de rendement se situait entre 16 000 et 18 000 kg de raisins par hectare, les meilleurs chiffres depuis 2000. Le rendement commercialisable était fixé à 10 800 kg par hectare.




