L’accord trouvé entre le Conseil et le Parlement européens sur le « Paquet vin » marque un renforcement majeur de la protection de l’appellation Champagne. Une évolution attendue par la filière, qui voit enfin réaffirmée la volonté européenne de préserver la notoriété des appellations d’origine.
La Champagne reprend la maîtrise de son vignoble
Depuis 2016, l’obligation de prévoir des plantations destinées aux vins sans indication géographique (VSIG) faisait planer une menace sur un principe essentiel : en Champagne, on ne produit que du Champagne.
Le nouveau texte permet désormais de fixer les nouvelles plantations à 0 % lorsque celles-ci présentent un risque pour la réputation d’une appellation. Une réponse directe aux inquiétudes des professionnels, soucieux d’éviter toute confusion ou parasitisme pouvant nuire au prestige du Champagne.
Un volet sanitaire renforcé
L’accord prévoit également un financement pouvant atteindre 100 % pour les mesures de lutte contre la flavescence dorée, une maladie qui représente un enjeu sanitaire majeur pour les vignobles européens. Une avancée qui complète la sécurisation du territoire champenois.
Des réactions unanimes dans la filière
David Chatillon, président de l’Union des Maisons de Champagne et coprésident du Comité Champagne, résume l’importance de cette décision :« La Champagne garde la main sur son avenir : l’Europe envoie un message clair, les appellations d’origine sont un patrimoine exceptionnel, il faut protéger leur notoriété et leur unicité. »Maxime Toubart, président du Syndicat général des vignerons de la Champagne et également coprésident du Comité Champagne, se félicite également de ces avancées : « La filière Champagne se réjouit de ces avancées décisives et restera mobilisée jusqu’à l’adoption définitive du texte et lors de la négociation des mesures d’application. »




