
À l’export en 2025, Si les grandes tendances des exportations de champagne en 2025 confirment le poids des marchés historiques, l’analyse détaillée par pays révèle une réalité plus nuancée. Derrière certains leaders en perte de vitesse, d’autres destinations affichent des croissances.
Le centre de gravité se déplace
En 2025, les exportations de champagne résistent. Elles s’établissent à 152 millions de bouteilles, contre 153 millions en 2024, un recul contenu malgré un contexte international incertain.
À l’inverse, le marché français accuse un repli plus marqué, passant de 118 à 114 millions de bouteilles.
Les exportations génèrent près de 3,7 milliards d’euros de chiffre d’affaires. Publiés en mars 2026, les chiffres consolidés 2025 du Comité Champagne confirment une recomposition progressive des marchés à l’international.
Les dix premiers pays concentrent toujours l’essentiel, avec près de 2,7 milliards d’euros, soit environ 70 % de la valeur des exportations.
Les États-Unis toussent
Dans ce contexte, les grands marchés historiques restent déterminants… mais montrent des signes d’essoufflement, à commencer par les États-Unis.
Premier marché mondial, les États-Unis (rang 1) restent incontournables avec
26 462 000 bouteilles pour 688,9 millions d’euros
(-3,4 % en volume / -15,9 % en valeur).
L’Europe sans direction commune
Si le premier marché mondial ralentit, il n’est pas le seul à envoyer des signaux contrastés. En Europe, les situations divergent fortement d’un pays à l’autre.
Le Royaume-Uni (rang 2) conserve sa place avec
22 728 000 bouteilles pour 488 millions d’euros
(+1,9 % en volume / -5,9 % en valeur).
L’Allemagne (rang 4) reste stable à
9 616 000 bouteilles et 229,3 millions d’euros
(+1,2 % / +0,2 %), tandis que l’Italie (rang 5) recule à
7 785 000 bouteilles et 209,8 millions d’euros
(-7,0 % / -10,9 %).
La Belgique (rang 6) progresse légèrement.
(7 823 000 bouteilles, 155,7 millions d’euros, +2,6 % / +1,9 %).
À l’inverse, la Suisse (rang 8) et l’Espagne (rang 9) confirment leur dynamique, avec respectivement
5 069 000 bouteilles et 134,6 millions d’euros (+5,2 % / +8,4 %)
et 4 004 000 bouteilles pour 115,2 millions d’euros (+7,3 % / +9,7 %).
D’autres marchés décrochent plus nettement, comme les Pays-Bas (rang 13)
(2 647 000 bouteilles, 61,8 millions d’euros, -14,7 % / -11,2 %)
ou la Finlande (rang 33)
(651 000 bouteilles, 14,45 millions d’euros, -11,6 % / -10,5 %).
Le Japon avance, la Chine recule
Au-delà de l’Europe, les équilibres évoluent également en Asie, où les dynamiques apparaissent tout aussi contrastées.
Le Japon (rang 3) confirme sa solidité avec
13 283 000 bouteilles pour 425,6 millions d’euros
(+6,8 % en volume / +10,4 % en valeur).
À l’inverse, la Chine (rang 20) poursuit son repli avec
1 049 000 bouteilles et 29,5 millions d’euros
(-16,5 % / -25,0 %).
Entre les deux, certains marchés tirent leur épingle du jeu.
Hong Kong (rang 14) progresse nettement
(1 782 000 bouteilles, 60,7 millions d’euros, +13,9 % / +17,1 %),
tandis que Singapour (rang 16) continue d’avancer
(1 471 000 bouteilles, 47,8 millions d’euros, +0,6 % / +5,1 %).
L’Australie tient, le Moyen-Orient décroche
En dehors des grands pôles européens et asiatiques, d’autres marchés confirment ces évolutions contrastées.
L’Australie (rang 7) confirme sa régularité avec
7 555 000 bouteilles et 151,5 millions d’euros
(+3,5 % en volume / +2,8 % en valeur).
À l’inverse, les Émirats arabes unis (rang 11) enregistrent un recul brutal avec
2 427 000 bouteilles pour 65,2 millions d’euros
(-29,6 % / -34,8 %).
Le champagne change de carte
Ces progressions, encore marginales en volume, traduisent néanmoins une évolution plus profonde du marché. Les grands marchés ralentissent, sans disparaître. Les petits progressent, sans encore peser. Entre les deux, un nouvel équilibre se dessine. Car au fond, le champagne ne se redéfinit pas seulement par ses volumes ou ses chiffres d’affaires. Il se redessine par sa géographie. Moins centré, plus diffus, plus imprévisible.
📊 Des hausses impressionnantes, à relativiser au regard des volumes
Le Népal (rang 113) affiche
3 000 bouteilles pour 256 000 euros
(+107,9 % en volume / +575,5 % en valeur).
Le Pakistan (rang 122) suit avec
5 000 bouteilles et 205 000 euros
(+533,2 % / +519,3 %), tandis que le Libéria (rang 118) atteint
3 000 bouteilles pour 231 000 euros
(+471,0 % / +389,3 %).
Le Guyana (rang 126) enregistre
12 000 bouteilles et 175 000 euros
(+786,0 % / +285,7 %), et la Guinée (rang 97)
22 000 bouteilles pour 699 000 euros
(+117,3 % / +131,8 %).
D’autres marchés confirment cette tendance, comme le Rwanda (rang 104) avec 18 000 bouteilles pour 502 000 euros (+30,6 % en volume / +88,6 % en valeur), l’Angola (rang 74) avec 61 000 bouteilles pour 1,78 million d’euros (+95,6 % / +81,0 %) ou encore le Burkina Faso (rang 78) avec 54 000 bouteilles pour 1,45 million d’euros (+40,0 % / +68,6 %).




