Accueil ECONOMIE SOWINE/Dynata 2026 : champagne, vins, no-low… les nouvelles tendances du vin...

SOWINE/Dynata 2026 : champagne, vins, no-low… les nouvelles tendances du vin aux États-Unis et au Royaume-Uni

Les consommateurs américains et britanniques ne boivent plus tout à fait de la même manière. C’est l’un des principaux enseignements des Baromètres SOWINE/Dynata 2026 consacrés aux marchés des boissons alcoolisées aux États-Unis et au Royaume-Uni. Entre montée des bulles, recherche de convivialité, progression du no-low et nouvelles attentes autour du vin, les deux marchés montrent des évolutions parfois proches, parfois très contrastées.

Le champagne progresse des deux côtés de l’Atlantique

Au Royaume-Uni, le vin reste la boisson alcoolisée préférée des consommateurs avec 58 % des répondants (+4 points), devant la bière. Le champagne poursuit également sa progression et atteint désormais 22 % des préférences, gagnant quatre points en un an.

Aux États-Unis, la hiérarchie reste différente. La bière domine toujours largement, mais le champagne conserve une place stable dans les habitudes de consommation, à 16 %, tandis que les vins effervescents progressent légèrement.

Dans les deux pays, les bulles profitent d’une consommation davantage tournée vers les moments de partage, les célébrations et les occasions sociales plus informelles. Le Royaume-Uni affiche même une forte progression des vins effervescents (+7 points) parmi les catégories de vin consommées.

Le vin devient plus quotidien… et plus “culturel”

Les études montrent aussi un consommateur plus impliqué. Aux États-Unis, 58 % des répondants déclarent s’intéresser au vin, soit une hausse de 11 points. Plus marquant encore : 68 % estiment désormais qu’un minimum de connaissances est nécessaire pour apprécier le vin.

Même phénomène au Royaume-Uni, où l’intérêt pour le vin grimpe à 61 %. La proportion de consommateurs se considérant comme “experts” double en un an, passant de 4 % à 9 %.

Le vin s’ancre également davantage dans le quotidien. Les Britanniques le consomment majoritairement à domicile, mais aussi de plus en plus pendant les repas. 75 % des consommateurs associent désormais le vin au moment du repas, soit une progression de 15 points.

Aux États-Unis, la convivialité progresse aussi fortement parmi les motivations de consommation du vin. Le restaurant perd du terrain au profit de moments plus intimes, à domicile ou entre proches.

La Champagne reste la région française la plus identifiée

Pour les vins français, la Champagne conserve une place à part sur les deux marchés.

Aux États-Unis, elle demeure la région française la plus consommée devant Bordeaux. 62 % des consommateurs américains disent avoir déjà goûté au moins un vin d’une région française.

Au Royaume-Uni, la Champagne prend également la tête des régions françaises les plus fréquemment consommées avec 36 %, devant Bordeaux.

L’œnotourisme confirme cette attractivité. Au Royaume-Uni, la Champagne devient même la première région française visitée dans le cadre d’un voyage lié au vin, devant Bordeaux.

Aux États-Unis, si le tourisme viticole reste très centré sur les régions américaines et notamment la Napa Valley, la Champagne conserve une forte visibilité et arrive juste derrière Bordeaux parmi les régions françaises visitées.

Le no-low continue de s’installer

Autre tendance forte des deux études : la progression durable des boissons sans alcool ou à faible teneur en alcool.

Au Royaume-Uni, 45 % des consommateurs déclarent désormais boire des boissons no-low, soit une hausse de 7 points. La progression est particulièrement marquée chez les 18-35 ans.

Aux États-Unis, la catégorie progresse également, même si elle reste plus limitée, avec 22 % de consommateurs concernés.

Le phénomène n’est plus seulement lié à la modération ou à la santé. Dans les deux pays, le goût et l’expérience prennent de plus en plus d’importance, signe d’une normalisation progressive de ces produits.

Des consommateurs plus curieux… mais toujours attentifs au prix

Malgré cette montée en gamme et cette recherche d’expérience, le prix reste un critère central.

Aux États-Unis, les consommateurs de vin restent majoritairement positionnés sur une dépense comprise entre 11 et 20 dollars, même si le champagne fait exception avec des budgets plus élevés.

Même constat au Royaume-Uni : les dépenses restent globalement contenues sous les 20 livres, mais le champagne figure parmi les catégories où les consommateurs acceptent plus facilement de dépenser entre 21 et 50 livres.

Ces baromètres dessinent ainsi des marchés plus fragmentés, plus curieux et plus expérientiels. Le vin et le champagne continuent d’y occuper une place forte, mais dans des usages qui évoluent : davantage de convivialité, plus de recherche de sens, une consommation plus informée… et des consommateurs qui arbitrent toujours entre plaisir et budget.


Soutenez La Champagne de Sophie Claeys !