Dans un contexte de fortes incertitudes géopolitiques, cette décision est perçue comme un signal de stabilité pour les exportateurs européens de vin. Le Mercosur, et en particulier le Brésil, constitue un marché à fort potentiel où les vins européens bénéficient d’une demande soutenue, mais restent confrontés à d’importants obstacles tarifaires et non tarifaires.
Des effets immédiats pour la filière
L’application provisoire de l’accord doit permettre des avancées concrètes : baisse des droits de douane, meilleure protection des indications géographiques et cadre commercial plus prévisible. Autant d’éléments susceptibles d’améliorer l’accès au marché, la compétitivité et les perspectives de croissance à long terme des entreprises européennes du secteur.
Le CEEV souligne que l’accord présente des avantages clairs pour la filière et ne comporte pas de risques identifiés pour les producteurs européens.
43 millions d’euros de droits de douane en 2025
Les retards accumulés ces dernières années ont toutefois eu un coût. En 2025, les exportateurs européens de vin ont acquitté plus de 43 millions d’euros de droits de douane sur les marchés du Mercosur ; des ressources qui auraient pu être investies dans le développement et l’expansion des entreprises.
Pour l’organisation, la décision de la Commission marque un tournant et crée les conditions d’un nouvel élan commercial. Elle appelle désormais les institutions européennes et les États membres à poursuivre le processus afin que l’accord puisse produire pleinement ses effets, sans nouveaux retards.