Dans un contexte mondial toujours incertain pour les vins et spiritueux, les indicateurs publiés par Pernod Ricard sur les neuf premiers mois de l’exercice 2025/26 mettent en lumière une tendance bien connue de la filière Champagne : une capacité à mieux résister que d’autres catégories.
Le groupe enregistre un chiffre d’affaires de 7,2 milliards d’euros sur neuf mois, en recul organique de 4,4 %, malgré un troisième trimestre marqué par une stabilisation et un retour à la croissance des volumes.
Une performance du champagne qui s’appuie sur Perrier-Jouët
Dans ce paysage contrasté, c’est Perrier-Jouët qui est clairement identifiée comme moteur côté champagne. La marque affiche une croissance à deux chiffres sur neuf mois au Japon, un marché clé pour les cuvées premium.
Elle est également citée parmi les contributeurs au rebond observé en Europe au troisième trimestre.
Ces éléments confirment une tendance structurelle pour la filière : le champagne continue de bénéficier d’un positionnement à part, davantage lié à la valeur qu’aux volumes, et moins exposé aux arbitrages de consommation immédiats.
Des marchés toujours déterminants pour la filière
Les données publiées soulignent toutefois des tensions persistantes sur plusieurs marchés majeurs.
Les États-Unis et la Chine, deux zones stratégiques pour les exportations de vins et spiritueux, restent orientés à la baisse au troisième trimestre, avec des reculs respectifs de -12 % et -7 %.
À l’inverse, certains marchés offrent des perspectives plus favorables : le Japon, où le champagne confirme sa dynamique, l’Inde, portée par une montée en gamme, et plus largement plusieurs marchés émergents en croissance.
Pour la filière Champagne, ces évolutions confirment l’importance de la diversification géographique et du positionnement premium sur des zones à fort potentiel.
Un contexte de transition pour 2025/26
Pernod Ricard anticipe désormais un recul organique compris entre -3 % et -4 % sur l’ensemble de l’exercice, dans un environnement toujours marqué par les tensions géopolitiques et les effets de change.
Dans ce cadre, la stratégie du groupe repose sur une montée en valeur, le maintien des investissements marketing et une adaptation aux nouvelles attentes de consommation.




