
Avec 174,2 millions de bouteilles expédiées depuis janvier, le champagne retrouve une croissance de 3,2 % à fin septembre 2026. Une amélioration portée par les marchés étrangers et les maisons. En France, en revanche, les ventes continuent de reculer. Les vignerons restent également en difficulté.
Les derniers chiffres publiés par le Comité Champagne apportent une note plus encourageante pour la filière. Après plusieurs mois d’incertitude, les expéditions progressent de 3,2 % sur les neuf premiers mois de l’année. À la même période en 2025, elles reculaient de 1,5 %.
Le mois de septembre confirme cette tendance. Avec 25,7 millions de bouteilles expédiées, il enregistre une hausse de 7,8 % par rapport à septembre 2025. Une progression qui mérite toutefois d’être nuancée, tant les écarts restent importants entre les marchés et les différentes catégories professionnelles.
L’export tire la croissance
C’est une nouvelle fois à l’étranger que le champagne trouve ses principaux relais de croissance. Depuis janvier, les exportations atteignent 109,8 millions de bouteilles, soit une augmentation de 6,8 %.
Les pays tiers progressent de 6,3 %, avec 77,7 millions de bouteilles expédiées. L’Union européenne affiche une hausse légèrement supérieure, de 8 %, pour atteindre 32,1 millions de bouteilles.
Le contraste est net avec le marché français. Sur les neuf premiers mois de l’année, les expéditions reculent de 2,5 %, à 64,4 millions de bouteilles.
Septembre apporte néanmoins une petite amélioration. Les volumes progressent de 3,1 % en France, tandis que les exportations bondissent de 10,7 %.
Les maisons en tête, les vignerons à la peine
Toutes les catégories professionnelles ne profitent pas de cette reprise.
Les maisons de champagne affichent les meilleurs résultats. Avec 133 millions de bouteilles expédiées depuis janvier, leurs volumes augmentent de 5,1 %. Cette croissance repose essentiellement sur l’export, en hausse de 7,7 %. En France, leurs expéditions reculent encore de 1,1 %.
Le mois de septembre leur est particulièrement favorable, avec une progression de 10 % et 20 millions de bouteilles expédiées.
La situation est moins réjouissante pour les vignerons. Leurs expéditions diminuent de 4 % depuis le début de l’année, à 27,4 millions de bouteilles. Le marché français pèse lourdement sur leurs résultats, avec une baisse de 7 %. À l’export, ils enregistrent toutefois une hausse de 5,7 %.
En septembre, leurs volumes reculent encore de 1,9 %, malgré une progression de 7,2 % à l’étranger.
Les coopératives affichent, de leur côté, une quasi-stabilité sur neuf mois, avec 13,8 millions de bouteilles expédiées, en retrait de 0,2 %. Leurs ventes augmentent de 3,6 % en France, mais diminuent de 3,8 % à l’export.
Une légère reprise sur douze mois
Sur douze mois glissants, d’octobre 2025 à septembre 2026, les expéditions atteignent 271,4 millions de bouteilles. Elles progressent de 0,8 % par rapport aux douze mois précédents.
Là encore, les différences sont marquées. Les exportations augmentent de 3,7 %, tandis que le marché français recule de 3,1 %.
Les maisons affichent une progression de 2,2 %, les coopératives de 0,9 %. Les vignerons restent dans le rouge, avec une baisse de 4,6 %.




