Boire « moins mais mieux » continue d’être le principal moteur de la premiumisation des spiritueux et donne le ton quant aux perspectives pour la vodka et les spiritueux nationaux à l’horizon 2023. C’est ce qu’ont déclaré l’IWSR et Wine Intelligence lors d’une conférence commune à Vinexpo Paris.

Thorsten Hartmann, directeur du conseil auprès de l’IWSR, a affirmé que la plupart des sous-catégories de spiritueux, à l’exception du whisky élaboré en Inde, se caractérisent par une croissance supérieure en volume dans les gammes de prix standards et supérieures. La croissance du marché des spiritueux premiums et au-delà devrait atteindre +4,7% TCAC sur la période 2018-23, contre 0,4% pour les spiritueux standards et les segments en-dessous au cours de la même période.

Les prévisions mondiales pour 2018-23 font état d’un taux de croissance plus élevé en volume pour les spiritueux que pour le vin, avec une prévision de croissance de 0,6 % pour les spiritueux (dont les produits locaux comme le baiju) contre 0,2 % pour le vin.

Si la premiumisation impulse la croissance des spiritueux, ce sont les segments standards et au-delà qui seront les moteurs de la croissance globale pour les vins, notamment les effervescents, mais cela ne suffira pas à contrer une légère régression globale pour les vins tranquilles. La progression des effervescents sera principalement tirée par les États-Unis, l’Italie et la Russie.

Rosé et Instagram

La success-story du vin rosé ne se dément pas, les données portant sur la période 2007-19 de Wine Intelligence montrant une augmentation de la consommation au Royaume-Uni, au Canada et aux États-Unis, respectivement de 50 %, 41 % et 36 %. Selon Richard Halstead, directeur général de Wine Intelligence (WI), le rosé poursuit sa courbe ascendante grâce aux femmes, aux jeunes, voire même aux hommes, qui sont désormais plus nombreux à consommer du rosé, autrefois considéré comme une boisson exclusivement féminine.

Richard Halstead a également mis en évidence un certain nombre de tendances qui montrent que le statut du vin comme boisson de prédilection parmi les 30-64 ans, ne peut plus être considéré comme acquis. Parmi ces tendances, citons notamment la volonté des consommateurs d’en savoir plus sur le vin, qui fait partie intégrante de leur mode de vie (selon les enquêtes de WI), alors que leur niveau de connaissance du vin a baissé. L’aspect des bouteilles et l’attrait qu’elles exercent sur le consommateur assument également une plus grande importance, le consommateur se préoccupant davantage de l’image qu’il projette à travers un produit, sur le plan visuel, sur des supports comme Instagram. « Le message paradoxal que le consommateur, surtout le jeune consommateur, semble renvoyer, c’est « Je veux apprendre davantage, mais en savoir moins » », a déclaré Richard Halstead.

ICI la présentation complète

 

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