Dans un environnement qualifié de « contrasté », Pernod Ricard a enregistré au premier semestre 2025/2026 un chiffre d’affaires de 5,253 milliards d’euros, en recul organique de 5,9 %, et un résultat opérationnel courant de 1,614 milliard d’euros (-7,5 %). Le groupe évoque une année « de transition », marquée par des ajustements de stocks aux États-Unis et en Chine, mais aussi par une discipline renforcée et une amélioration du free cash-flow, en hausse de 9,5 % à 482 millions d’euros.
« Nos priorités sont claires : renforcer la désirabilité de nos marques […], impulser toujours plus d’efficacités […] et accroître la génération de cash », a déclaré Alexandre Ricard, se disant confiant dans les fondamentaux de l’industrie.
Sur l’exercice 2024/2025 (clos au 30 juin 2025), les maisons Mumm et Perrier-Jouët ont totalisé 0,8 million de caisses 9 litres, soit environ 9,6 millions de bouteilles. Mumm représente 0,5 million de caisses (environ 6 millions de bouteilles) pour une évolution organique de -2 %, tandis que Perrier-Jouët atteint 0,3 million de caisses (environ 3,6 millions de bouteilles), en léger recul organique de -1 %, malgré des volumes en hausse de 8 %.
Mumm en recul
Le début de l’exercice suivant marque toutefois une nette accélération. Au premier semestre 2025/2026, le champagne totalise déjà 0,6 million de caisses 9 litres, soit environ 7,2 millions de bouteilles. Mumm affiche 0,4 million de caisses (-3 % en organique), tandis que Perrier-Jouët enregistre 0,2 million de caisses avec une progression organique de 25 %, dont 27 % en volumes. Le communiqué souligne d’ailleurs la « performance exceptionnelle » de Perrier-Jouët, en croissance à deux chiffres dans toutes les régions, avec notamment une forte dynamique au Japon.
En six mois, le champagne représente ainsi près des trois quarts du volume total enregistré sur l’ensemble de l’exercice précédent. Si la saisonnalité, concentrée sur la fin d’année, explique en partie ce niveau, la trajectoire de Perrier-Jouët confirme le rôle stratégique du segment dans la logique de premiumisation mise en avant par le groupe.




