Sur un an, le marché des vins effervescents en grande distribution – hypermarchés, supermarchés, e-commerce GSA et commerces de proximité – affiche une relative stabilité. Entre le 6 janvier 2025 et le 4 janvier 2026, les ventes atteignent près de 162 millions de bouteilles, en léger recul de 1,1 %, pour un chiffre d’affaires de 1,37 milliard d’euros (-1,0 %).
Dans cet ensemble, le champagne représente 26 millions de bouteilles vendues, soit une baisse de 2,6 % sur la période. En valeur, les ventes s’établissent à 651,9 millions d’euros, en retrait de 2,5 %. Le prix moyen reste stable, à 25,06 euros la bouteille.
Une concurrence dynamique parmi les effervescents
Dans le détail, la catégorie des vins effervescents étrangers se distingue par une progression de 5,4 % en volume et de 5,7 % en valeur sur un an. Le prosecco reste le principal moteur de ce segment avec 24,1 millions de bouteilles vendues, en hausse de 13 %.
À l’inverse, le cava enregistre un recul marqué de 11,5 % sur la période.
Des évolutions contrastées selon les catégories
Parmi les effervescents français hors champagne, les AOP et IGP reculent légèrement (-1,5 %). Certains crémants résistent néanmoins mieux, comme le crémant de Loire, en hausse de 5,2 %, ou le crémant de Bourgogne, qui progresse de 1,4 %. Le crémant d’Alsace affiche pour sa part un recul de 2 %.
Les autres vins effervescents connaissent une baisse plus nette (-3,9 %), notamment pour les vins élaborés en cuves closes (-5,4 %). À l’inverse, la catégorie des effervescents sans alcool poursuit sa progression avec +8,8 %.
Des performances variables selon les marques
Dans le rayon champagne, les résultats diffèrent selon les types de marques. Les marques nationales progressent de 3 % en volume et de 2 % en valeur, alors que les marques internationales reculent de 3,2 %.
Les autres marques enregistrent une baisse plus marquée (-12,1 %), tout comme les marques de distributeurs, en retrait de 7,8 % sur la période.
Le brut reste largement dominant
Le champagne brut demeure largement majoritaire, représentant 87 % des volumes, malgré une baisse de 2,2 %. Les catégories demi-sec (-7,1 %) et rosé (-3,2 %) reculent également.
Enfin, les bruts sans année concentrent l’essentiel des ventes avec 93,9 % des volumes, contre 6,1 % pour les millésimés.
(source Comité Champagne)




