Après Dom Pérignon, Richard Geoffroy se tourne vers d'autres horizons.
Après Dom Pérignon, Richard Geoffroy se tourne vers d’autres horizons.

Richard Geoffroy est un homme à part. On ne peut pas le comparer au phénix qui renaît de ses cendres, car Richard Geoffroy ne se consume pas, mais un peu comme les chats, il possède plusieurs vies. Medecin, chef de caves, le voilà désormais à l’origine de la création d’une start-up internationale en collaboration le groupe Masuizumi  (spécialiste du saké depuis 1863) avec qui il va produire du saké très haut de gamme. Précisons qu’il  ne s’agit pas d’un vague poste de consultant, mais d’un vrai projet longuement muri doté une belle levée de fonds ( plusieurs millions d’euros). Donc les ragots de Radio Galipes qui évoquent un départ forcé dû à des vendanges mal calibrées me font sourire tout comme le fait d’annoncer que Richard Geoffroy va faire valoir ses droits à la retraite. Non ! Ni l’un ni l’autre, le bonhomme veut juste passer à autre chose. Après avoir lancé  avec son successeur  (Vincent Chaperon) le fameux « Legacy » , en l’occurrence le Dom Pérignon 2008,  il  termine par ce millésime exceptionnel sa carrière en Champagne pour mieux rebondir ailleurs dans le monde. Un chat !

L’enfant chéri de la Champagne se tourne vers l’empire du Soleil Levant. Pour ceux qui le suivent ou le connaissent depuis des années, ce n’est pas une réelle surprise. On sait que l’homme de Dom Pérignon est amoureux du Japon. Il en tire une certaine philosophie de l’harmonie et de l’éphémère. C’est à lui que l’on doit en Champagne le fameux « Umami », la cinquième saveur détectée par la langue, après le salé, le sucré, l’acide et l’amer.  En japonais, le terme umami signifie « délicieux, savoureux ». On peut aussi se rappeler que le konoha a été adopté par la maison Dom Pérignon pour leurs seaux à champagne. Un seau en bois ! Bref, on l’a compris l’art de vivre nippon l’a séduit. Plus concrètement, le chef de caves va donc changer de monde, mais tant que cela. Car le vin de saké est un vin très complexe à réaliser à l’instar du champagne. Faut-il trouver des rizières adéquates produisant du riz de qualité, déterminer le bon polissage du riz, ajuster la fermentation…De quoi rappeler le long travail de la vigne à l’assemblage du champagne.

 

 

 

 

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.