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Vendanges en Champagne 2025 : coup d’envoi possible dès le 25 août voire avant…

La Champagne se prépare à une vendange express. Après un printemps éclatant et un été parmi les plus chauds depuis le début du siècle (il s’agit de la deuxième année la plus chaude depuis le début du siècle), le millésime 2025 file droit vers un scénario précoce. Les toutes premières grappes pourraient être coupées dès le 25 août… voire plus tôt si la météo se dégrade. Les bans d’ouverture seront publiés le 23 août prochain.

Des rendements prometteurs, mais pas garantis
Les comptages effectués sur près de 3 400 parcelles dessinent un potentiel intéressant : en moyenne 7,4 grappes/m² pour le chardonnay, 6,8 pour le pinot noir, et un meunier à la traîne avec 5,4 grappes/m². Les grappes, souvent compactes, pourraient dépasser le poids moyen décennal de 139 g. Mais dans les vignes, rien n’est joué : la météo des prochaines semaines sera le juge final. Les projections oscillent entre 10 500 et 11 500 kg/ha.

Sanitaire : tout va bien… pour l’instant
Pas de mildiou, pas d’oïdium à signaler, et un état sanitaire jugé « presque parfait » par le Comité Champagne. Mais la compacité des grappes impose de rester en alerte : en cas de pluie persistante, les pourritures acides ou grises pourraient s’inviter à la fête. Quelques brûlures liées à la chaleur et aux traitements phytosanitaires ont déjà été repérées.

Un cycle court, des maturités piégeuses
Avec une floraison autour du 5 juin, 2025 se place dans la lignée de 2020 ou 2022 : cycle court, rythme soutenu et vendange prévue dans un laps de temps réduit. Problème : les années chaudes provoquent souvent un décalage entre maturité technologique et maturité aromatique. Résultat : un raisin qui affiche de bons taux de sucre, mais dont le profil aromatique n’a pas encore atteint son apogée. Les viticulteurs devront donc multiplier les dégustations de baies pour caler au mieux la date de coupe.

Le double défi de l’année
Récolter trop tôt, c’est risquer la sous-maturité. Attendre trop, c’est s’exposer à des arômes végétaux atypiques – résineux, herbes aromatiques, gentiane – dont l’origine reste floue mais qui semblent liés aux épisodes de stress hydrique.

(sources Comité Champagne)