
Le petit-déjeuner vendanges du cabinet H2LCA est devenu l’un de ces rendez-vous où l’on prend le pouls de la Champagne en pleine récolte. Dirigeants de maisons, représentants du vignoble et professionnels de la filière s’y retrouvent nombreux. Une sorte de « place to be » des vendanges, mais surtout un bon endroit pour entendre ce qui se dit lorsque les premiers enseignements de la récolte commencent à se dessiner.
Et cette année, deux chiffres de moyenne reviennent : autour de 7 000 kg/ha et environ 12 degrés en cuverie. La vendange 2026 serait donc sensiblement inférieure aux 8 800 kg/ha de rendement commercialisable décidés en juillet. Peu de raisins, mais des maturités élevées, marquées par les fortes chaleurs et la canicule qui ont accompagné la fin du cycle de la vigne.
Au petit-déjeuner vendanges de H2LCA, les millésimes 1921 et 1959 ont même été évoqués. 1921 et 1959, deux grandes années marquées par de fortes maturités. Une référence au profil de la vendange. Il est évidemment beaucoup trop tôt pour comparer les vins, mais cette référence donne une idée du profil très particulier de cette récolte 2026.
Une phrase résume assez bien ce qui attend maintenant la Champagne : « Ce sera une année d’œnologues. » Car une fois les raisins rentrés, tout reste à faire. Avec ces degrés élevés et ces faibles rendements, le travail en cuverie sera essentiel pour trouver les bons équilibres.
Alors, après une année d’œnologues, faut-il espérer que 2027 soit une année de vignerons ? Avec une météo plus clémente, une vigne moins éprouvée par les excès climatiques et, pourquoi pas, une récolte plus généreuse.




