
À Urville, la famille Drappier a commencé à vendanger le 19 août. Une date particulièrement précoce, la plus précoce même depuis les débuts de la Maison en 1808. Au-delà du calendrier, c’est surtout l’état sanitaire des raisins et le profil des premiers jus qui retiennent l’attention.
Les vendanges ont débuté mercredi 19 août chez Drappier, à Urville, dans l’Aube. Pour le Champagne Drappier, 2026 constitue un record de précocité. Une conséquence d’une année chaude et d’un cycle végétatif particulièrement court.
Mais dans les vignes comme au pressoir, c’est surtout la qualité des raisins qui satisfait la famille Drappier. Leur état sanitaire est jugé exceptionnel. La Maison estime qu’il faut remonter à 1976 pour retrouver des paramètres comparables et cite également 1947 parmi les rares années présentant de telles caractéristiques.
Des raisins sains et aromatiques
Les neuf cépages travaillés par Drappier arrivent en cave avec des raisins sains et particulièrement aromatiques : Pinot Noir, Chardonnay, Meunier, Blanc Vrai, Fromenteau, Arbanne, Petit Meslier, Voltis et Chardonnay Rose.
Les premiers jus présentent beaucoup de fruit, avec le caractère solaire attendu après une année chaude, tout en conservant de la fraîcheur.
Les niveaux d’acide malique sont plus faibles qu’à l’accoutumée. Selon la Maison, cette caractéristique devrait permettre aux vins de conserver une fraîcheur intéressante après la fermentation malolactique.
Un profil encore à découvrir
À ce stade des vendanges, il est évidemment trop tôt pour tirer des conclusions sur le millésime. La vinification permettra d’en préciser le profil au cours des prochains mois. Hugo Drappier évoque néanmoins un millésime 2026 qui pourrait se révéler « singulier et passionnant ».




