
En créant Noble Champagne, la Maison Lanson met en avant sa gamme Noble Cuvée. Un subtil changement de nom pour mieux la mettre en valeur. Il ne s’agit pas réellement de créer une marque, mais de la dissocier de l’univers Lanson afin d’en faire une entité la part entière.
Si l’on remonte le temps, c’est avec le millésime 1979 que le Champagne Lanson crée Noble Cuvée » la famille Lanson, souhaitait une cuvée de prestige » indique Hervé Lanson, chef de caves de la maison, et d’ajouter, « il fallait composer un brut millésimé, mais celui-ci devait à l’inverse de la gamme principale axée sur le pinot noir, mettre en avant le chardonnay comme cépage principal, des chardonays en provenance des Grands crus de la Côte des Blancs avec 30 % de pinots noirs issus de notre terroir historique Verzenay« .

Quelques années plus tard, un blanc de blancs est élaboré avec le millésime 1983, « ensuite, nous avons toujours commencé avec la base du blanc de blancs pour assembler le brut » précise Hervé Dantan. Bien sûr, on ne peut parler l’élaboration de ces champagnes sans évoquer la signature de la maison avec sa politique de non-fermentation malolactique, un dogme, certes un peu moins présent dans les BSA depuis quelques années, mais toujours appliqué sur les millésimes et les Noble Champagne. Une doctrine permettant de rendre ces vins presque intemporels. « des vins purs et délicats, des vins qui, après quinze ans d’âge, sont encore frais et plein de vitalité, gardant le côté crayeux ». Bien évidemment, arrivé en 2013, cet hommage au temps d’Hervé Dantan est également un hommage dédié à Jean-Paul Gandon et Bernard Gasco, ses prédécesseurs.

Et c’est avec le millésime 2004 que Noble Champagne est lancé. Ce millésime tellement champenois avait fait pleurer de joie la Champagne après la maigre récolte de 2003 réunissait effectivement quantité et qualité avec ses 13 990 kg/ha de rendement (de quoi nous rappeler la dernière vendange ) ! ). Appliquant la recette à la lettre, le 2004 ne déroge donc pas à la règle :
Blanc de blancs 2004 : 100 % Grands Crus de la Côte des Blancs : Avize, Cramant, Oger, Le Mesnil-sur-Oger, Chouilly. Vieillissement : 18 ans. Sans fermentation malolactique. Date de dégorgement : septembre 2021. Dosage : 6g/L extra brut. Nombre d’exemplaires tirés : 14 017 bouteilles. Prix : 185 €.
Brut Vintage 2004 : 70 % Grands Crus de la Côte des Blancs : Avize, Cramant, Oger, Le Mesnil-sur-Oger, Chouilly Pinot Noir : 30 % Grands Crus de la Montagne de Reims : Verzenay, Bouzy.Vieillissement : 18 ans Sans Fermentation malolactique : 100 %. Date de dégorgement : septembre 2021. Dosage : 6g/L extra brut; Nombre d’exemplaires tirés : 21 874 bouteilles. Prix : 205 €.
Notes personnelles
Grâce à une dégustation d’exception donnée par Hervé Dantan au pressoir Lanson de Verzenay, comme un voyage dans le temps, il a été possible de découvrir quelques pépites des Noble Cuvées de la Maison Lanson remontant à la création de la gamme. Si le Champagne Lanson ne possède pas la plus ancienne des bouteilles de champagne, elle n’en est pas loin avec des flacons datant de 1904. Une « vraie » œnothèque se trouve dans les méandres des caves de la Maison Lanson. » Vraie » parce qu’il ne s’agit pas de quelques centaines de bouteilles oubliées, mais bel et bien de milliers de cols sauvegardés et préservés depuis des dizaines d’années, voire plus. En partant de 2012, 2008 (pas encore commercialisés) jusqu’à 1979, (année de création du premier millésime), les « Noble », dont l’âge comme disent les coquettes femmes n’est qu’un numéro, sont encore une fois la démonstration que le champagne est un vin extraordinaire qui, si ce dernier est bien conservé, peut vieillir presque jusqu’à la nuit des temps. C’est la jeunesse éternelle !






Bonjour. En son temps, le CIVC m’a refusé le dépôt de marque Amour Champagne auprès de l’INPI , qui fut celle de mes arrières grands-parents, négociants à Avize en seconde moitié du XIXème siècle, au prétexte légitime que le mot champagne ne pouvait être associé d’aucune façon à un nom de marque, quel qu’il soit. Cela n’allait pas déjà en concurrence avec Amour de Deutz qui plus tard me créera des problèmes sur un nouveau dépôt, lequel Deutz et son président aidés d’une équipe d’éminents et distingués juristes ne l’emportera. Dans votre revue de presse vous n’hésitez pas à publier les décisions qui iraient à l’encontre de cette disposition, quel que soit le produit qui essaie de s’en revêtir, fustigés justement par le CIVC. Il semble là, quand bien même ce fut pour une grande maison de champagne, que le nom champagne soit accolé à une marque ou cuvée de champagne, contrairement à ce qui fut revendiqué contre moi avant 2000. Y aurait-il deux poids, deux mesures ? Je ne me l’explique pas. Peut-être que si j’étais abonné, j’en aurai trouvé la réponse, mais en l’état des choses, je suis très surpris et je gage que d’autres plus importants que moi y réagiront. Je salue au passage l’étonnant et important travail que vous effectuez tout au cours des jours. Bien à vous.