Après plusieurs semaines de tensions sociales en Champagne, la filière champagne du groupe LVMH est parvenue à un accord avec les représentants du personnel, mettant un terme, pour l’instant, au mouvement de mobilisation. La signature est intervenue à l’issue de négociations entre la direction du groupe dirigé par Bernard Arnault et les organisations syndicales.
Le conflit portait sur la suppression de la prime de participation, un élément important de la rémunération des salariés des maisons de champagne du groupe. Cette décision avait entraîné plusieurs journées de grève et des manifestations à Reims et Épernay.
Selon la CGT, l’accord signé prévoit le versement d’une prime exceptionnelle d’au moins 3 300 euros par salarié, sous la forme d’un paiement unique, afin de compenser la perte des primes initialement prévues. Cet accord fait écho à un dispositif similaire conclu la semaine précédente au sein de la maison de cognac Hennessy, également propriété de LVMH.
La mobilisation avait concerné de nombreuses maisons de champagne du groupe, parmi lesquelles Moët & Chandon, Veuve Clicquot, Ruinart ou Dom Pérignon, et avait été largement suivie par les salariés.
Pour la CGT Champagne, cet accord marque la fin de la mobilisation à ce stade, sans pour autant clore le dossier de la rémunération. Le syndicat indique qu’une nouvelle phase s’ouvre avec les prochaines négociations annuelles obligatoires (NAO), menées en interne chez MHCS. Il entend y porter de nouvelles revendications, notamment sur l’augmentation générale des salaires, la reconnaissance du travail et une meilleure répartition de la richesse produite, tout en saluant la mobilisation collective des salariés, qu’il considère comme un levier déterminant pour faire évoluer les décisions de la direction.




