
La floraison se fait progressivement. Selon le Comité Champagne, elle a même été parfois qualifiée de languissante dans quelques secteurs de chardonnays ou pinots noirs tardifs.Dans ces situations, les températures estivales du week-end dernier ont été un vrai coup de pousse. Elles ont permis à la fleur de s’achever.
Côté meunier, le stade 23 « pleine floraison » n’est pas encore totalement acquis, mais c’est juste une question de quelques jours : chardonnay : stade 25 « fin floraison » à stade 27 « nouaison ». pinot noir : stade 25. Le stade 27 « nouaison » est même bien engagés en secteurs précoces. La phénologie 2022 garde une avance de l’ordre d’une semaine par rapport à la moyenne décennale.
Donc, on fait les calculs dans sa tête en ajoutant environ 90 jours et on peut programmer… ses vacances ! D’autres en profitent aussi pour faire d’autres calculs, ceux liés aux rendements, ainsi « 12 000 kg/ha » sont d’ailleurs déjà évoqués sur Radio Galipes. Et déjà ça grogne ! Faut-il plus, faut-il moins et plus de réserve ???? Des questions légitimes quoique un peu précoces.
Pour l’instant, on a échappé au pire car si le week-end dernier, les orages ont frappé, voire détruit, de nombreux vignobles en France, ces averses orageuses ont certes touché l’ensemble des régions de l’appellation champenoise, mais de façon très hétérogène. En moyenne, les cumuls d’eau sont compris entre 20 et 25 mm avec, localement, des quantités plus conséquentes (40 à 60 mm). Selon les informations collectées par le Comité Champagne à ce jour, sur certains secteurs, quelques grêlons étaient mêlés à la pluie. Les dégâts sont, somme toute, très limités (feuilles perforées).



