
Au sein des hypers et supermarchés (HMSM), les ventes de vins effervescents (y compris Champagne) ont diminué en 2022. Ainsi après une année 2021 exceptionnelle où les résultats dépassaient largement ceux d’avant- crise, les ventes de champagnes dans les hypers et supermarchés reculent sur toute l’année 2022.
Ainsi selon le Comité Champagne, les volumes baissent de 3,6 millions de bouteilles (-11,7 %) et s’établissent à 36,8 millions de bouteilles. La valeur suit la même tendance, un peu moins négative. En effet, le chiffre d’affaires s’établit à 777 millions d’euros, en retrait de 72,3 millions d’euros par rapport à l’an passé (-8,5 %).
Les fêtes de fin d’année ont par exemple été moins favorables cette année pour le champagne. Au cours de cette période, les ventes de Champagne reculent tant en volume (-13,2 %) qu’en valeur (-7 %) en raison du pouvoir d’achat plus réduit. Face à l’augmentation des prix, les Français des classes populaires et moyennes tendent en effet à se tourner vers des produits de fêtes considérés comme plus accessibles. À noter que cette tendance ne touche pas uniquement le champagne, mais l’ensemble des produits de l’univers festif, qui subit une dégradation de 3,8 % de ses volumes.

Le ralentissement du champagne dans la grande distribution s’explique par la baisse des promotions, mais aussi par un fond de rayon qui perd en visibilité et en offre. Les ventes de Champagne en promotion ne représentent plus que 30 % du total des volumes, soit 1,2 point de moins qu’en 2021.
L’offre placée en fond de rayon se contracte à 25 références (-2,7 références). Les autres vins effervescents sont plus dynamiques en raison de la hausse des promotions pour les AOP, les effervescents sans alcool et de l’élargissement du linéaire chez les vins effervescents étrangers (source : IRI).
D’ailleurs pour une consommation à domicile (que cela soit des achats en grande distribution et/ou en circuits spécialisés), les foyers français acheteurs de Champagne sont moins nombreux (Institut Kantar) La pénétration est en baisse de 1,5 point par rapport à 2021 (-1,4 point par rapport à 2019), à 19,9 %. Les achats concernent de plus petites quantités et sont plus occasionnels : les quantités achetées par ménage diminuent de 4 % à 4,5 unités. Une baisse expliquée en partie par l’impact de l’inflation sur les classes moyennes en France, principales acheteuses de Champagne en grande distribution.
Toutefois, la baisse des achats ne s’accompagne pas d’une baisse du budget. En 2022, les consommateurs achètent moins, mais dépensent une somme plus importante pour chaque achat. En moyenne, ils déboursent 35,30 euros par acte d’achat, soit 3 euros de plus qu’en 2021.




