
Les arbres montent-ils jusqu’au ciel ? Sûrement pas, mais force est de constater que depuis les début de l’année, les expéditions de champagne continuent d’augmenter, une augmentation débutée en avril 2021 juste après la crise du covid. Doucement, mais sûrement, les expéditions sont en hausse de 0, 2 % (81,1 millions de cols).
Des expéditions qui se divisent entre la France (-1 % avec 29,9 millions de cols) et l’Export (+0,9 % avec 51,2 millions de cols). Une part export qui d’ailleurs se répartit entre l’Union européenne (+2,1 % avec 16,2 millions de cols) et les Pays tiers (+0,4 % avec 35 millions de cols). Ce sont les maisons qui bénéficient plus fortement de ces hausses (+0,7 % avec 62 millions de cols) ainsi que les vignerons (+0,1 % avec 12,3 millions de bouteilles), en revanche, les coopératives voient leurs chiffres baisser (-4,4 % avec 6,8 millions de cols). Il n’en demeure pas moins qu’avec ce (léger) déclin, la question du repli des expéditions peut se poser. Ainsi sur une année glissante, les expéditions sont en baisse de 2,8 %. Toutefois il faut prendre en compte les chiffres négatifs de la fin de l’année dernière, particulièrement ceux du marché français, dû certes à un ralentissement de la consommation, mais également au double phénomène d’une demande mondiale forte et d’une offre limitée. Et de fait, avec une production limitée par nature et un long process d’élaboration, les arbres ne peuvent pas monter jusqu’au ciel.




