
Les derniers chiffres publiés du Comité Champagne ont révélé une baisse des expéditions de champagne pour le mois de février, soulevant des préoccupations au sein de l’industrie viticole. Avec seulement 16,8 millions de bouteilles expédiées, les expéditions de champagne ont chuté de 13,8% par rapport à février de l’année précédente, soit 13,8 millions de bouteilles en moins. Cette tendance à la baisse s’inscrit dans un contexte plus large de déclin des expéditions depuis le début de l’année. En effet, les chiffres montrent une baisse globale de 15,8%, totalisant 32,6 millions de bouteilles expédiées depuis janvier.
Cette baisse se ressent aussi bien sur le marché national que sur le marché international. En France, les expéditions ont enregistré une diminution de 11,1%, avec seulement 12,6 millions de bouteilles expédiées depuis le début de l’année. À l’exportation, la situation est encore plus préoccupante, avec une baisse de 18,6%, représentant 20 millions de bouteilles expédiées. L’Union Européenne a vu ses importations de champagne diminuer de 20,5%, soit 5,9 millions de bouteilles en moins, tandis que les Pays Tiers ont enregistré une baisse de 17,7%, avec seulement 14,1 millions de bouteilles expédiées depuis le début de l’année.
Cette baisse généralisée des expéditions affecte tous les acteurs du Champagne des maisons de champagne aux coopératives et aux vignerons. Les maisons de champagne ont enregistré une baisse de 17,9% de leurs expéditions, représentant 24,8 millions de bouteilles. Les coopératives ont également subi une diminution de 13,2%, expédiant seulement 3,1 millions de bouteilles depuis le début de l’année. Quant aux vignerons, bien que moins touchés, ils ont néanmoins enregistré une baisse de 5,2% de leurs expéditions, totalisant 4,8 millions de bouteilles.
Face à cette situation, une lueur d’espoir réside dans l’évolution des prix. Malgré la baisse des expéditions, l’évolution des prix toutes familles confondues (maisons, coopératives et vignerons) est de +9,7%. Néanmoins, les défis restent nombreux pour la filièe. Les fluctuations économiques, les incertitudes géopolitiques et les changements de comportement des consommateurs continuent de peser sur un secteur déjà confronté à des défis structurels.




