Le groupe Lanson-BCC affiche au premier semestre 2025 des résultats contrastés, reflet d’un marché globalement en repli. Pure player du Champagne, il a dégagé un résultat opérationnel courant de 10,9 M€ et un bénéfice net de 1,9 M€, en retrait par rapport à 2024.
Cette évolution s’explique par trois facteurs principaux : la baisse des volumes expédiés, la hausse des prix de revient — en particulier du raisin — et le renchérissement du financement des stocks de vins en cave. Le coût de l’endettement, lié à l’élevage des bouteilles, progresse de plus de 15 % sur la période.
Malgré ce contexte, le chiffre d’affaires ressort en progression de 4,8 %, à 92 M€, grâce au maintien d’un mix prix/produits favorable. La politique de montée en gamme, axe stratégique du groupe, continue donc de porter ses fruits. La France recule, mais les expéditions à l’export enregistrent une légère hausse.
Le bilan reste solide, avec des capitaux propres en hausse (373 M€) et un ratio d’endettement en amélioration. Le groupe rappelle que le premier semestre ne représente traditionnellement qu’un tiers de l’activité annuelle, mais pèse déjà lourdement sur les charges fixes.
Dans un environnement marqué par des tensions géopolitiques et une consommation mondiale prudente, Lanson-BCC maintient le cap : investir sur ses huit maisons — parmi lesquelles Lanson, Philipponnat, De Venoge, Besserat de Bellefon ou encore Tsarine — et renforcer son positionnement sur le segment haut de gamme. Une orientation jugée essentielle pour compenser la hausse continue du coût des raisins et la pression financière des stocks.
Le groupe ne communique pas de prévisions annuelles, mais confirme sa volonté de conjuguer tradition familiale et stratégie long terme afin de préserver sa compétitivité.




