
À l’orée de la rentrée, la Champagne constate des signaux contrastés sur le front des expéditions. Le marché français reste orienté à la baisse, tandis que l’exportation conserve une meilleure tenue, avec des évolutions différentes selon les zones. Maisons, coopératives et vignerons suivent chacun leur trajectoire, reflet des dynamiques diverses de la filière.
La Champagne a vu ses expéditions reculer de 1,8 % à fin août 2025, pour un total de 145 millions de bouteilles depuis le début de l’année. Le mois d’août a particulièrement pesé sur le bilan, avec une baisse de 6,7 % et seulement 15,3 millions de bouteilles expédiées.
Un mois d’août en baisse sensible
Avec 15,3 millions de bouteilles expédiées, le mois d’août 2025 affiche une baisse de 6,7 % par rapport à août 2024. Cette contre-performance s’explique par un net recul du marché français (-8,4 %, 6,1 millions de bouteilles), alors que l’export résiste mieux (-5,5 %, 9,1 millions).
Dans le détail, l’Union européenne progresse légèrement (+0,7 %), mais les pays tiers reculent de 7,4 %.
Janvier-août : stabilité des maisons, recul des vignerons et coopératives
Sur les huit premiers mois de l’année, le bilan s’élève à 145 millions de bouteilles expédiées. Les maisons de Champagne, qui représentent les trois quarts du total, limitent le repli à -0,4 % (108,3 millions). Les coopératives, en revanche, enregistrent une baisse de 6,7 % (11,9 millions), tandis que les vignerons perdent 5,1 % (24,8 millions).
France en retrait, export en soutien
Le marché français, avec 56,7 millions de bouteilles sur la période janvier-août, accuse un recul de 4,8 %. L’export, avec 88,4 millions de bouteilles, compense partiellement cette faiblesse et se maintient (+0,2 %). Dans ce segment, l’Union européenne reste en légère baisse (-2,1 %, 24,6 millions), mais les pays tiers progressent de 1,2 % (63,7 millions).
Sur douze mois : la baisse se confirme
En cumul sur douze mois (septembre 2024 – août 2025), les expéditions atteignent 269,2 millions de bouteilles, soit un recul de 1,8 %. Les maisons affichent une relative stabilité (-0,8 %, 193,9 millions), quand les coopératives chutent de 4,8 % (22,9 millions) et les vignerons de 4,3 % (52,4 millions).
La France reste en retrait (-4,1 %, 115,6 millions), tandis que l’exportation se stabilise (153,6 millions, 0,0 %), avec un contraste entre l’Union européenne (-2,3 %, 49,4 millions) et les pays tiers (+1,0 %, 104,2 millions).
Ces chiffres confirment la tendance observée depuis 2023 : un marché français en difficulté, des exportations plus solides, mais une dynamique globale freinée par le ralentissement économique international et les tensions géopolitiques.




