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Vendanges 2024 : peut-être une ressemblance avec les millésimes 2012 et 2016 !

Malgré un cycle viticole marqué par des conditions difficiles et qui n’en finit pas de mener la vie dure aux Champenois, les dernières observations menées par le Comité Champagne et le Réseau Matu révèlent un potentiel certain, bien que les rendements demeurent hétérogènes. Une analyse des différents cépages montre des évolutions prometteuses tant au niveau de la maturité que de la résistance face aux aléas climatiques.n Avec une moyenne de 7,8 % vol. pour l’ensemble des cépages, la dynamique de maturité reste très positive. Le pinot noir et le chardonnay se distinguent par une prise de degrés rapide, atteignant respectivement 1,8 % et 1,9 % vol. en une semaine. Le meunier n’est pas en reste avec une progression de 1,5 % vol. La vitesse de maturation dans l’Aube se révèle particulièrement marquée, bien que le poids des grappes y stagne.

L’équilibre physiologique et aromatique commence à se dessiner, avec des niveaux attendus de 10,5 % vol. pour le pinot noir et le chardonnay, et de 10,0 % vol. pour le meunier. Les experts restent néanmoins prudents, soulignant que cette évolution rapide, bien que prometteuse, doit être observée de près à l’approche des vendanges.

Une vigilance sanitaire toujours de mise

En moyenne, le poids des grappes en Champagne a progressé de 6 gr en une semaine, pour atteindre 118 gr. Cependant, des disparités notables subsistent entre les cépages et les secteurs. Le chardonnay affiche des grappes particulièrement volumineuses, notamment dans la Marne où elles atteignent déjà 147 gr et pourraient dépasser les 160 gr d’ici la récolte. En revanche, le pinot noir de la Côte des Bar souffre, avec des grappes plafonnant à 83 g, en partie à cause du mildiou, de la grêle et de l’échaudage.

L’état sanitaire des vignobles reste relativement stable à ce stade, avec un risque de pourriture acide ou grise qui demeure contenu. Environ 3 % des grappes montrent des signes de pourriture, un chiffre similaire à celui observé en 2016. Cependant, la vigilance est de rigueur, notamment dans la Côte des Bar, où le taux de botrytis atteint 6 %. Les conditions orageuses à venir pourraient influencer l’évolution de la situation sanitaire, rendant nécessaire un suivi rigoureux des parcelles sensibles.

Comparaison avec les années 2012 et 2016

Certains restent donc optimistes pour ce millésime, malgré les nombreuses difficultés rencontrées cette année. La comparaison avec les années 2012 et 2016, qui ont donné des millésimes réussis malgré des conditions climatiques complexes, renforce l’espoir d’une récolte de qualité en 2024. Les rendements, bien que modérés et hétérogènes, devraient être bien équilibrés.

(source Comité Champagne)