Developper le secteur de l’oenotourisme en Champagne, un défi à relever.
Le champagne, c’est un noeud papillon sur notre coeur“. Le meilleur ambassadeur de la Champagne, Pierre-Emmanuel Taittinger, est toujours aussi poétique. Présent lors des premières assises de l’oenoutourisme en Champagne qui ont eu lieu chez Nicolas-Feuillatte à Chouilly , le président de MIssion Coteaux, Maisons et Caves de Champagne a précisé que “L’Unesco, c’est notre auberge espagnole“. Il ne croit pas si bien dire. Depuis quelques années, amplifiés par l’inscription au patrimoine de l’Unesco, les actions en direction de l’oenotourisme se suivent, ne se ressemblent pas et… ne s’assemblent pas. Comme un puzzle à qui il manque encore des morceaux. Et les nombreuses remarques, interrogations et directions qui sont compilées sur Le Livre Blanc de l’Oenotourisme  (ici )par les différents acteurs de la filière le démontrent bien.
Interrogations champenoises

Des dizaines de questions ont été répertoriées sur le terrain et intégrées au Livre Blanc. . En voici quelques-unes : « Il y a des faiblesses dans l’information. C’est-à-dire que vous êtes touriste vous arrivez en Champagne, qu’est-ce que vous faites ? Vous n’en savez rien. » ou « L’œnotourisme ne peut pas se penser individuellement. C’est un package qui doit répondre complètement aux attentes des visiteurs et demande à être vendu. » ou encore « La faiblesse de la Champagne, c’est l’amateurisme avec lequel on fait de l’œnotourisme. Dans un système champenois où les acteurs bénéficient d’un certain confort, l’œnotourisme est vu comme une activité d’appoint, limite pas sérieuse. », et celle-là que j’adore : « Si Nigloland pouvait proposer un accueil spécifique pour les enfants en journée pendant que les parents profitent de ce qui se fait dans la Côte des Bars, ça deviendrait de l’œnotourisme. ».

Un réel tour d’horizon

Ce livre blanc est une première en Champagne, à sa lecture, les orientations sont multiples à la recherche de réponses.  Points forts, points faibles, ce Livre Blanc permet de faire un réel tour d’horizon du secteur Champagne et de poser des fondations sur le futur de l’oenotourisme champenois.  Rendez-vous est donné en 2021 pour faire un point d’avancement et une évaluation d’impact lors des 2e Assises de l’œnotourisme en Champagne qui seront organisées dans l’un des territoires de l’appellation, en l’occurrence l’Aube.

Etudes et chiffres

Une étude internationale de perception de la destination Champagne  a été menée du 19 au 28 janvier 2016 auprès d’un échantillon de 2 885 personnes s’étant rendues au cours des 5 années précédentes ou comptant se rendre dans les 2 années suivantes en France/ Europe et non-réfractaires à l’œnotourisme, âgées de 18 ans et plus, de 5 pays (860 Français, 502 Britanniques, 510 Belges, 500 Chinois, 513 Japonais).

En voici quelques résultats :

  • Parmi toutes les zones touristiques françaises, la Champagne vient à l’esprit de 8% des personnes interrogées
  • Parmi les régions viticoles françaises, elles sont 26 % à évoquer spontanément la Champagne
  • 91 % connaissent la Champagne parmi les destinations touristiques françaises proposées
  • 55 % connaissent la Champagne et voient de quelle région il s’agit
  • 82 % des personnes connaissant la Champagne envisageraient de s’y rendre. 97 % disent avoir une bonne opinion de la Champagne en tant que destination viticole. Le même pourcentage exprime sa bonne opinion du Bordelais et de la Bourgogne. Les opinions très favorables sont plus élevées pour le Bordelais (43 %).
  • Les vignobles les plus visités sont : Bordeaux (18 %), Champagne (17,2 %), Alsace (16,9 %), Bourgogne (16,2 %), Val de Loire (13 %).
  • On recense en France environ 10 000 caves ouvertes au public.
  • 67 destinations (incluant plus de 4 000 professionnels) sont labellisées « Vignobles et Découvertes », dont 8 en Champagne.

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