Les prix des champagnes en baisse en Angleterre, ceux des sparkling wine british en hausse

Selon le Daily Mail, les prix des flacons des grandes maisons sont en chute.
Selon le Daily Mail, les prix des flacons des grandes maisons sont en chute. (photo Daily Mail)

Une nouvelle étude révèle que le champagne français a été durement touché par la guerre des prix sur le marché britannique. Selon cette même étude, des marques telles que Bollinger ou Moët & Chandon coûtent maintenant moins cher que les sparkling wine british. Quand on sait que la blague, autrefois, était qu’en enfer le vin serait anglais.

Les prix des grandes marques en baisse

Selon le Daily Mail le prix  du champagne a diminué au cours des dernières années, alors que le prix des vins mousseux anglais augmentent, affirment les chercheurs chargés de l’étude. Le champagne Tesco Finest Premier Cru coûtait 19 £ en 2017, il se vend  15,20 £ en 2018. De même, le champagne Sainsbury’s Blanc Noirs s’élevait à 22,25 £ en 2014, il est désormais affiché à 19,00 £. Ce ne sont pas seulement les marques de supermarchés qui plongent. Un flacon de champagne Moet & Chandon coutait 32 £ il y a deux ans,  il est maintenant de 28 £, tandis que Bollinger Special Cuvée – le préféré de Joanna Lumley, Patsy dans la comédie télévisée AbFab – est  descendu à 31 £. Le  Moët & Chandon Rosé est passé de 40 £  à 32 £  et le Veuve Clicquot Yellow Label Brut est en baisse de 10 £ à 30 £. A l’inverse, le vin mousseux anglais Tesco Finest est passé de 17,50 £ à 18,50 £, le vin mousseux anglais Nyetimber Classic Cuvée, à 32 £ l’année dernière,  peut atteindre 35 £. Le vin mousseux anglais Chapel Down Reserve Brut est à 24 £, en hausse par rapport à  22 £  en 2017.

Plus de 2 000 hectares

Il faut relativiser. Déjà parce que le Daily Mail est un journal pro Brexit, donc « légèrement » orienté vers les productions locales. De plus, c’est ce quotidien qui a marié dernièrement Brigitte Macron à Stéphen Bern. Ensuite, si les producteurs de vin mousseux anglais connaissent peut-être une période de prospérité, leurs prix augmentent considérablement en raison d’un manque d’approvisionnement. Voici un petit panorama : depuis 2000, le vignoble anglais a plus que doublé pour atteindre un peu plus de 2.500 hectares aujourd’hui. On anticipe une croissance d’environ 50 % d’ici quelques années. Selon les statistiques de Wine GB ,les producteurs espèrent vendre près de 40 millions de bouteilles d’ici 2040. Pour 2018, les chiffres des expéditions se monteraient à six millions de cols. Dont  les deux tiers sont du « sparkling wine ».

Et rendons à César…  Meonhill , l’un des sparkling wine anglais est l’oeuvre du Champenois, Didier Pierson, propriétaire de la maison Pierson-Whitaker. Depuis d’autres en Champagne ont suivi !

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