Le mois de septembre marque une légère hausse des expéditions de champagne. Un signal positif, sans véritable inversion de tendance. Sur l’ensemble de l’année, le marché reste orienté à la baisse, mais la filière montre une certaine capacité à contenir le recul.
Un mois en léger progrès
Avec 23,9 millions de bouteilles expédiées, le mois de septembre affiche une hausse de 0,5 % par rapport à 2024, selon le Comité Champagne. Une évolution modeste, mais bienvenue, qui traduit un ralentissement du recul observé depuis plusieurs mois. Les expéditions progressent en France (+1,9 %) tandis que l’export se maintient (–0,3 %).
Les maisons tiennent le cap
Les maisons de champagne confirment leur rôle central dans la stabilité du marché. En septembre, leurs expéditions progressent légèrement (+0,6 %), soutenues par une demande plus active sur le marché français. Sur les neuf premiers mois de l’année, elles totalisent 126,7 millions de bouteilles, un niveau quasi stable (–0,1 %).
Sur douze mois glissants, leurs expéditions atteignent 194,2 millions de bouteilles, en baisse de 1 %. Une performance qui témoigne d’une bonne résistance dans un contexte économique moins porteur.
Coopératives et vignerons à deux vitesses
Les coopératives subissent un recul plus marqué. Entre janvier et septembre, leurs volumes diminuent de 7,4 %, à 13,8 millions de bouteilles, avec un net affaiblissement à l’export (–12,6 %).
Les vignerons, de leur côté, affichent un mois de septembre plus encourageant (+6,6 %), notamment à l’international (+10,9 %). Sur neuf mois, leurs expéditions restent toutefois en baisse (–3,7 %), à 28,5 millions de bouteilles.
France, Europe, pays tiers : contrastes persistants
Le marché français reste orienté à la baisse (–3,8 %), avec 65,8 millions de bouteilles expédiées depuis janvier. L’Union européenne demeure stable (–0,5 %), tandis que les pays tiers progressent légèrement (+0,5 %). Ces marchés extérieurs continuent de soutenir la filière, sans compenser entièrement le ralentissement de la demande intérieure.
Un recul contenu, mais bien réel
Sur douze mois glissants, les expéditions totalisent 269,4 millions de bouteilles, soit une baisse de 2 %. Le rythme du repli se modère, sans que la tendance ne s’inverse. La Champagne reste sur une phase d’ajustement, marquée par une consommation plus mesurée et une dépendance accrue aux débouchés internationaux.




