
Dans les avions, le champagne reprend de l’élan en 2025, après une année 2024 en retrait. Les expéditions repartent, portées par la reprise de l’activité sur ce circuit, directement dépendant du trafic aérien et des flux internationaux.
Après une année 2024 en net recul, les provisions de bord repartent donc à la hausse en 2025. Les expéditions atteignent 1,56 million de bouteilles, en progression de +10,8 % sur un an. Un rebond réel, mais concentré sur un nombre limité de références.
Une reprise tirée par le brut sans année
Dans le détail, la dynamique repose quasi exclusivement sur le brut sans année. Avec 1,418 million de bouteilles expédiées en 2025 (+11,4 %), cette catégorie domine très largement le segment.
Le rosé sans année progresse également (+101,9 %), mais sur des volumes encore modestes. À l’inverse, les cuvées spéciales reculent nettement (-61,2 %), tandis que les autres catégories restent marginales.
Le segment confirme ainsi une forte concentration autour des références les plus lisibles.
La bouteille ultra-dominante, tous segments confondus
L’analyse par flaconnage souligne une réalité structurante : la bouteille s’impose comme le format de référence. En 2025, elle dépasse 1,54 million d’unités, tous segments confondus, en progression de +10,4 %.
Les autres formats restent très secondaires. Le magnum atteint 16 614 unités (+61,0 %), sans retrouver son niveau de 2023. Les formats spécifiques progressent parfois fortement — demie (+311,3 %, 617 unités), jéroboam (+20,7 %, 268 unités), apparition du 18,75 cl (324 unités) — mais à partir de volumes très limités.
Certains formats disparaissent même totalement, signe d’une offre rationalisée.
Millésimes : des volumes en recul
Le segment des champagnes millésimés reste sous pression. En 2025, les volumes reculent encore légèrement (-5,2 %), à 14 530 bouteilles.
La bouteille concentre l’essentiel des expéditions (14 394 unités, -2,7 %), tandis que les grands formats décrochent nettement : -72,3 % pour le magnum (124 unités) et -88,0 % pour le jéroboam (12 unités).
Ces formats deviennent quasi anecdotiques dans ce circuit.
Un modèle dicté par les contraintes du transport
Derrière ces évolutions, le fonctionnement même des provisions de bord apparaît clairement. Logistique, stockage, rotation rapide, lisibilité de l’offre : autant de contraintes qui favorisent des références standardisées.
Dans ce contexte, le brut sans année en bouteille s’impose comme le format le plus adapté. À l’inverse, les cuvées plus spécifiques ou les grands formats peinent à s’inscrire durablement.
Une reprise encore fragile
Si 2025 marque un retour à la croissance, il s’inscrit avant tout dans un effet de rattrapage après la chute de 2024 (-26,7 %). Et surtout une dynamique qui pourrait toutefois être fragilisée. En 2026, le trafic aérien se retrouve à nouveau sous pression, sur fond de conflits internationaux.
(source Comité Champagne)




