Accueil DEGUSTATIONS Dégustation du Salon millésime 2012 chez Didier Depond

Dégustation du Salon millésime 2012 chez Didier Depond

Le Salon 2012 est sorti. J’ai eu la chance de le déguster en avant -première chez Salon au Mesnil-sur-Oger au printemps dernier. Et lorsque Didier Depond, le président du Champagne Salon reçoit pour une dégustation, c’est toujours un très grand moment. Et une fois de plus, cela a été le cas. En compagnie de mon ami italien Alberto Lupetti, seize vins ont été dégustés. Bien sûr, la séance a débuté avec quelques Delamotte de bon aloi (la maison sœur du Champagne Salon) en bouteille et en magnum, dont le dernier en date commercialisé, le millésime 2014 ainsi qu’un sublime millésime 1999 Blanc de Blancs Collection qui me fait dire encore une fois que le temps qui passe reste l’allié numéro 1 du champagne.

Avec le Salon 2012, on entre dans le Saint-Graal du blanc de blancs sur un millésime d’exception.  Une harmonie de tension et d’arômes d’une finesse incroyable. Comme pour mieux faire ressentir cette notion, Didier Depond a fait dégorger un flacon une heure avant sans dosage à comparer avec le même dégorgé trois mois auparavant et dosé à 5g/l. Bien sûr en tant que bonne champenoise, ma préférence va au sans dosage, mais l’ajout de la liqueur étant parfaitement maîtrisée révèle tout autant le vin.

On connaît le crédo de la maison Salon : un seul cépage, le chardonnay, un seul terroir, la Côte des Blancs, un seul cru, Le Mesnil-sur-Oger (parcelle d’un hectare, « le Jardin Salon », et de dix-neuf autres petites parcelles du Mesnil-sur-Oger), une seule année, celle de son millésime. Mais tout millésime en Champagne n’est pas forcément un millésime pour Salon. En décidant d’élaborer l’année 2012, Didier Depond ne s’y est pas trompé. Petit mais costaud en termes de réputation, ce millésime historique n’en finit pas de séduire. Chez Salon, on y retrouve bien sûr ses origines minérales, une évidence au regard du terroir, mais également une complexité et une structure accompagnées de notes fleuries, exotiques qui amènent la gourmandise et la salinité.

Didier Depond, président du Champagne Salon dans le « Jardin de Salon » au Mesnil-sur-Oger

Avec le Salon 2012, on entre dans le Saint-Graal du blanc de blancs sur un millésime d’exception. Une harmonie de tension et d’arômes d’une finesse incroyable. Comme pour mieux faire ressentir cette notion, Didier Depond a fait dégorger un flacon une heure avant sans dosage pour le comparer avec le même dégorgé trois mois auparavant et dosé à 5g/l. Bien sûr en tant que bonne champenoise, ma préférence va au sans dosage, mais l’ajout de la liqueur étant parfaitement maîtrisée révèle tout autant le vin.

Juste pour tenter une comparaison lue dans un dossier de presse « Un verre de Salon 2012, comme “un petit pan de mur jaune” dans un tableau de Vermeer. Sublime, le comble de l’art ». Joli !

Pour faire baver d’envie les amateurs, j’ai également eu la chance de déguster le Salon 2007, Salon 2006, Salon 2004, Salon 2002, Salon 1985, Salon 1976 et Salon 1966. Un monde parfums,  un univers de saveurs, une galaxie de goûts, parfois que c’est bon de vieillir !

Salon 2021 : prix indicatifs : 650 € la bouteille – 1500 € le magnum