Le SITEVI de Montpellier (le salon international dédié aux équipements et technologies pour les filières viticole, vinicole, arboricole et oléicole) a servi de cadre à une annonce très attendue. Face à une filière viticole secouée par des vendanges fragilisées par le climat, par une consommation de vin en recul continu et par des tensions internationales qui freinent les exportations, la ministre de l’Agriculture a présenté un plan d’envergure. Ce dernier a pour objectif de tenter d’inverser la tendance.
Le gouvernement débloque une enveloppe de 130 millions d’euros pour financer un nouveau plan d’arrachage définitif. Cette mesure, réclamée depuis plusieurs mois par la profession, vise à rééquilibrer l’offre dans les bassins les plus fragilisés et à redonner de l’air aux exploitations en difficulté. Dans le même temps, les prêts structurels garantis par Bpifrance, initialement voués à s’arrêter, seront finalement prolongés en 2026 et réajustés pour tenir compte des réalités économiques du secteur, avec un accès élargi aux coopératives.
Les allégements de charges sociales se poursuivront également l’an prochain, complétant un premier effort enclenché ces derniers mois. Le gouvernement confirme par ailleurs que la filière pourra bénéficier du dispositif exceptionnel de soutien aux trésoreries annoncé récemment.
La France demande aussi l’activation de la réserve de crise européenne afin de financer une distillation de crise des stocks non marchands, en priorité dans les caves coopératives. Cette démarche vise à désengorger un marché saturé dans certaines régions et à soulager les exploitations les plus exposées.
La ministre insiste sur le caractère structurant de ce plan, présenté comme un investissement destiné à offrir un horizon durable à la viticulture française. L’État entend adapter ses dispositifs aux réalités du terrain, accompagner les acteurs les plus fragilisés et engager une dynamique de redressement soutenue au niveau national comme européen.




