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Faute d’accord social, l’UMC (Union des Maisons de Champagne) recommande une hausse de +1,1 % des salaires minima pour 2025

Il faut savoir que les négociations annuelles obligatoires (NAO) de branche pour 2025 dans le Champagne se déroulent au sein de la commission tripartite du Champagne, qui réunit trois délégations : la délégation patronale menée par l’Union des Maisons de Champagne (UMC) – représentée notamment par Michel Letter, président de la commission sociale de l’UMC – et la délégation salariale composée des syndicats CFDT, FO et CGT (unis en intersyndicale champagne) ainsi que de la CFE-CGC pour l’encadrement​. Autrement dit, le patronat champenois (les grandes maisons) négocie face à l’ensemble des organisations syndicales représentatives des salariés du secteur. Cette année, les salariés se sont fortement mobilisés en soutien à leurs délégués syndicaux (jusqu’à 400-500 manifestants lors des réunions), ce qui a donné lieu à un contexte social tendu autour de la table des négociations. Qui n’ont pas abouti.

Ainsi, selon un communiqué de presse de l’Union des maisons de Champagne  » Après les accords de 2023 (+ 5,8 %) et de 2024 (+ 4 %), les partenaires sociaux du champagne ne sont pas parvenus à s’entendre sur la revalorisation du barème de salaires minima pour 2025 en dépit de plusieurs réunions de négociation.

 La première a été convoquée pour le 28 janvier mais il n’a pas été possible d’entendre les revendications syndicales ni les premières déclarations des employeurs en raison d’une manifestation d’élus syndicaux et de salariés devant les locaux de l’UMC. Constatant, en début de séance, que les conditions d’un échange audible et serein étaient matériellement impossibles, une seconde « première » réunion a été convoquée pour le 6 février. Cette réunion a été l’occasion de premiers échanges : les syndicats ont exprimé leurs revendications et les employeurs une première proposition dans un contexte économique dont les principaux indicateurs ont été rappelés. Une deuxième réunion a été convoquée pour le 19 février.

 Les syndicats CFDT, CGT et FO ayant déposé une nouvelle déclaration de manifestation devant les locaux de l’UMC à cette date, et considérant que les conditions d’une négociation loyale ne seraient pas davantage réunies, la réunion a été reportée au 20 février. Seul le syndicat CGC s’y est présenté. Une nouvelle proposition des employeurs de + 1,5 % au 1 er janvier 2025 a été formulée, que la CGC a déclaré en séance accepter. Le Président de la Commission Tripartite a jugé utile de répercuter sa proposition aux autres organisations syndicales absentes en leur demandant de faire connaitre leur réponse sous une semaine.

Dans ce délai, l’organisation FO a indiqué qu’elle serait signataire sous la double condition :

– que la prime de vacances de 722.04 € (en 2024) versée en juillet à chaque salarié soit revalorisée d’un pourcentage sensiblement supérieur ;

– qu’une nouvelle réunion de la Commission Tripartite soit régulièrement convoquée.

 Dans la volonté de parvenir à un accord (au moins avec la CGC et FO), les employeurs ont accepté ces nouvelles demandes et convoqué une nouvelle réunion au 3 mars. Toutes les organisations syndicales représentatives y étaient présentes. De nouveaux échanges ont eu lieu : la CGC a renouvelé son accord et, contre toute attente, FO s’est déclarée non-signataire.

 En l’absence d’accord valable, l’UMC a formulé une recommandation patronale de + 1,1 % au 1 er mars 2025 pour que les salariés ne soient pas victimes de cette situation de blocage dont la conséquence aurait été une absence totale de revalorisation du barème de salaires Tripartite ».