
La diffusion passive est le mode de diffusion pour lequel les services du Comité Champagne ont le plus de recul avec une antériorité de travaux de suivi qui remonte au début des années 90 pour les Rak, 2012 pour Isonet et 2019 pour le Biootwin.
Les suivis de pesée menés ces dernières années, dans le cadre d’essais implantés sur le domaine de Plumecoq, ont permis de confirmer un comportement identique des 3 types de diffuseurs en terme de diffusion. Ils permettent tous de couvrir les deux générations de tordeuses (cochylis et eudémis). Plusieurs produits sont distribués en Champagne avec le Rak 1+2 Mix, Isonet 1+2 et le Biootwin L E (diffuseurs homologués courant 2022, produit biosourcé, biodégradable en 2-3 ans)
Pour la diffusion active deux boitiers sont maintenant disponibles (Checkmate Puffer LB-EA, Mister LE). Ces deux produits reposent sur le même principe : vaporisation du bouquet de phéromones, à intervalle régulier, sur environ 12 h (de la fin d’après-midi jusqu’à l’aube), créneaux correspondant à la période d’activité des papillons.
Depuis près de 4 ans, en partenariat avec les firmes, nous suivons des dispositifs visant à vérifier l’efficacité de ce mode de diffusion dans notre contexte champenois (comparatif Diffuseurs passifs/actifs ou encore diffuseurs actifs/absence de confusion). Malheureusement les pressions « tordeuses » de ces dernières années ont été très faibles, avec très peu d’activité de ponte notamment en deuxième génération.
Ces différents essais n’ont donc pas permis de conclure sur l’efficacité de ce nouveau mode de diffusion, dans le contexte champenois, notamment en situation de coteaux et vallées encaissées.
Le Comité Champagne va continuer ces suivis et espère pouvoir collecter au cours des prochaines campagnes les éléments techniques permettant de conclure et de pouvoir valider les conditions d’utilisation de ces dispositifs (atouts et contraintes).
Pour rappel
Les populations des tordeuses de grappes, eudémis et plus particulièrement cochylis, ont fortement baissé ces dernières années sans toutefois disparaître. La Champagne bénéficie d’une historique important d’implantation de la confusion sexuelle (près de 50 % des surfaces de l’AOC protégées par cette technique depuis 5 ans) qui contribue à une bonne maîtriser des populations. Les conditions météo peuvent également fortement réprimer ou non l’activité de vol et de ponte des papillons.
En 2022, la pression tordeuse a été globalement faible. A noter, que, très localement, en secteurs hors confusion, les populations de la première génération a été plus abondantes que les deux années précédentes.



