Comme le signalait Nabila: ” “Non mais allô quoi. T’es une fille t’as pas de shampooing… C’est comme si je te dis t’es une fille t’as pas de cheveux”. Une citation fort à propos (ou un peu tirée par les cheveux !).  Justement pour évoquer le thème des “cheveux”, certaines réactions liées à mon article, sur cet après-shampoing  “Champagne Spray Cuvée Beauty ” vendu chez Neimann Marcus aux Etats-Unis  (lire ici), ont été critiques à l’égard du travail réalisé par le Comité Champagne. De quoi faire réagir l’interprofession champenoise qui défend son efficacité dans le cadre de la protection de l’appellation Champagne. On fait le point.

Sans se crêper le chignon, il faut se rappeler que l’appellation Champagne n’est pas reconnue aux Etats-Unis. Malgré les nombreux efforts, réunions, colloques… menés depuis des années, le nom Champagne n’est malheureusement toujours pas protégé pour un usage exclusif par les vins de Champagne,. Le Comité Champagne ne peut donc agir directement auprès du producteur de ce spray capillaire ni auprès de l’entreprise qui le distribue. De quoi s’arracher les cheveux !

Ensuite, si l’on regarde la situation plus généralement, rares sont les cas qui échappent aux différents dispositifs d’alerte ; dans certains cas, ce sont des vignerons ou des maisons de champagne, mais aussi des consommateurs eux-mêmes qui font directement remonter leurs informations au Comité Champagne par le biais de l’adresse protection@champagne.fr .

Puis pour terminer,  voici quelques chiffres : la protection de l’appellation Champagne est assurée par la réglementation locale dans plus de 120 pays. L’interprofession gère plus de 1200 dossiers juridiques relatifs à la protection de l’appellation en permanence  ; plus de 600 sont résolus chaque année, dans 95% des cas à l’amiable. Et donc t’as pas d’appellation, t’as pas de Champagne !

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.