Un recul marqué sur le marché intérieur
La France, représentant un peu plus de 40 % des volumes totaux, enregistre un repli de 8,8 % avec 100 millions de bouteilles expédiées. Ce résultat traduit une consommation nationale en baisse, en phase avec les tendances économiques et les changements dans les habitudes d’achat des consommateurs.
À l’international, les exportations reculent de 11,5 % sur la même période, atteignant 141,1 millions de bouteilles. Cette baisse est particulièrement marquée dans l’Union européenne (-12,9 %), tandis que les expéditions vers les pays tiers enregistrent une contraction moindre (-10,8 %). Cependant, le mois de novembre offre un rare point positif : une croissance de 3,7 % des volumes exportés, principalement portée par les pays tiers (+7,7 %).
Par catégories professionnelles, les maisons de Champagne, qui représentent les trois quarts des expéditions, accusent une baisse de 11,6 % depuis le début de l’année, contre -8,4 % pour les coopératives et -6,2 % pour les vignerons. Malgré tout, en novembre, les maisons enregistrent une hausse de 5,3 % à l’export, confirmant leur rôle moteur sur les marchés internationaux.
Une perspective annuelle en déclin
Sur les douze derniers mois, les expéditions totalisent 271,2 millions de bouteilles, en repli de 9,9 % par rapport à l’année précédente. Ce chiffre souligne les défis auxquels la filière champenoise fait face, entre pressions économiques et évolutions des comportements d’achat. Si la filière Champagne doit composer avec une année 2024 difficile en termes de volumes, des signaux encourageants émergent à l’international. La progression des expéditions vers certains marchés export en novembre pourrait annoncer un rebond en 2025, à condition que les conditions économiques globales s’améliorent.