En dépit d’un contexte économique et commercial instable, les États-Unis restent le principal marché d’exportation du champagne, qui y résiste mieux que l’ensemble du marché du vin.
En 2025, les expéditions mondiales de champagne reculent de 2 %, à 266 millions de bouteilles, une baisse principalement imputable au marché français. À l’inverse, les exportations se montrent plus solides, et les États-Unis continuent de jouer un rôle central, en particulier en valeur.
Dans un contexte où le marché américain du vin enregistre plus de 50 mois consécutifs de baisse des volumes, le champagne fait figure d’exception. Selon les données WSWA SipSource et NielsenIQ, il représente près de 17 % du chiffre d’affaires des vins effervescents aux États-Unis. Sur les 52 semaines arrêtées fin décembre, les ventes progressent encore de +1 % en valeur et +0,4 % en volume en grande distribution, quand l’ensemble de la catégorie effervescente recule nettement.
Le marché américain du champagne demeure toutefois fortement concentré. D’après Impact Databank, Moët & Chandon et Veuve Clicquot totalisent à eux seuls 63 % d’un marché estimé à environ 1,5 million de caisses. Cette concentration renforce la visibilité du champagne, mais accroît aussi sa dépendance à un nombre limité de marques.
Les données publiées montrent également que les importateurs et distributeurs américains ont procédé en 2025 à des ajustements de stocks, dans un contexte marqué par l’inflation, l’évolution des comportements de consommation et la prise en compte de droits de douane existants ou en discussion, qui ont pesé sur les stratégies d’approvisionnement et de prix au cours de l’année.




