Maxime Ullens, le Belge, qui fait renaitre le domaine de Marzilly (Champagne Ullens)

Comme un prince charmant qui réveille la belle endormie. Lorsqu’il découvre le château de Marzilly dans le Massif de Saint-Thierry, Maxime Ullens de Schooten (pas réellement prince mais issu de la noblesse belge) ressent un coup de foudre. Certes la belle était un peu décatie, mais l’amour n’est-il pas un peu aveugle ?

 

Originaire de Belgique (en Champagne, on aime les Belges ! ), Maxime Ullens est âgé d’un peu plus d’une vingtaine d’années en 2012 quand il découvre ce château entouré d’un parc et d’une forêt (32 ha), détruit lors de la Première guerre Mondiale. Le jeune homme qui possède une formation d’architecte et décide de le rénover. C’était sans compter sur un bout de vignes épargné par la crise du phylloxera du début du XIXe siècle. Sans nul doute, cette petite parcelle qui a changé la vie de Maxime Ullens !   Le jeune homme se prend de passion pour la viticulture, s’intéressent aux cépages, veut en planter et produire du champagne . Mais quand on n’est pas du sérail,  le chemin est escarpé en Champagne pour devenir vigneron. Il reprend des études au lycée viticole d’Avize pour obtenir son brevet d’exploitant agricole.

Huit ans plus tard, le Domaine de Marzilly renaît magnifiquement de ses cendres. Une renaissance à haute valeur ajoutée. Nature, tranquillité, beauté voire spiritualité, le site est exceptionnel en Champagne, Et désormais une marque de champagne porte le nom de son propriétaire : le Champagne Ullens. Une première cuvée commercialisée, un brut sans année,dosé à 4gr/l,  est élaboré avec 7% de pinot noir, 37% de chardonnay et …56% de meunier  Ce fameux meunier à qui Maxime Ullens veut donner des lettres de noblesse , qui pousse dans la partie sableuse d’Hermonville. C’est d’ailleurs sur ce terroir que Maxime Ullens travaille désormais quatre hectares.

Entre la rénovation des lieux et les soins apportés aux vignes, Maxime Ullens ne compte pas les heures de labeur sur son exploitation (sans compter que le jeune homme travaille également  pour les grands comptes des vins d’une famille champenoise -Frey). Son principe : s’approvisionner au plus près pour être plus proche de ses vignes, mais surtout faire du bon et du propre ! Les vignes sont en conversion bio (le sol a été étudié par les ingénieurs agronomes, Lydia et Claude Bourguignon). Chez lui,  la biodiversité n’est pas un vain mot, mais une vraie conviction. Ainsi, des ruches d’abeilles noires sont installées sur le domaine, des poules de Faverolles grattent les vignes à la fin des vendanges. Toujours dans cet idéal de proximité et de qualité, Maxime Ullens privilégie également les entreprises régionales à l’instar de la Tonnellerie de Champagne (Cauroy-les-Hermonville) pour ses fûts ou la scierie Leban (Festigny) pour ses pupitres. Pour ces cuvées parcellaires issues d’un clos baptisées justement Clos de Marzilly, il faudra attendre le vieillissement de ses premiers vins (pressés sur des vieux Coquart, vinifiés en fûts de chêne) rentrés en 2018 pour apprécier encore mieux le travail de Maxime Ullens.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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