Jean-Marie Barillère, président du Comité européen des entreprises vins (photo archives)

L’Union européenne a publié la nouvelle politique agricole commune (PAC) fixant le cadre juridique qui guidera les entreprises viticoles de l’Union européenne pour les prochaines années.  La nouvelle politique agricole reprend pour l’essentiel les mesures spécifiques au vin initiées lors de la réforme viticole de 2008. Le président du Comité européens des entreprises vins (CEEV*), le champenois également président de l’Union des maisons de champagne, Jean-Marie Barillère, en est satisfait : « Nous nous félicitons que l’Union européenne ait maintenu les mesures existantes incluses dans les programmes nationaux de soutien au vin ». Depuis l’introduction de l’organisation commune des marchés (OCM) en 2008, les exportations du secteur vitivinicole de l’UE ont considérablement augmenté (plus de 14 milliards d’euros en 2020). Cependant, dans un contexte axé sur l’environnement et sur la volonté de simplifier la gestion de la PAC, le risque était élevé de perdre des mesures spécifiques au vin. « Le CEEV est convaincu que les programmes nationaux de soutien au vin dans le cadre de la PAC servent la durabilité sociale, économique et environnementale de notre secteur », a déclaré le président du CEEV. Qui ajoute : « Les mesures incluses peuvent servir la transition verte tout en soutenant la durabilité sociale et économique de notre secteur. Dans ce cadre, il appartiendra au secteur de faire de la transition verte une réalité sans laisser une partie de notre secteur de côté ».

« C’est une PAC d’innovation »

La nouvelle PAC modifie l’organisation commune du marché vitivinicole et la législation relative aux produits vinicoles aromatisés. Elle crée notamment un cadre juridique pour les vins désalcoolisés et partiellement désalcoolisés et introduit la communication obligatoire des ingrédients et la déclaration nutritionnelle pour tous les vins et produits vinicoles aromatisés. Pour la première fois dans le secteur alimentaire, la communication digitale (e-labels) sera autorisée pour communiquer les ingrédients et la déclaration nutritionnelle. « C’est une PAC d’innovation, une PAC de transparence et une PAC qui relie mieux les vins et les consommateurs de vin. La PAC fixe les règles que nous demandons pour nous permettre de répondre aux attentes des consommateurs, en termes de produits — vins désalcoolisés et partiellement désalcoolisés — et en termes de moyens de communication – e-labels multilingues. Nous sommes peut-être un secteur traditionnel mais, encore une fois, le vin est à la pointe de l’innovation en matière de communication avec les consommateurs » a déclaré Ignacio Sánchez Recarte, secrétaire général du CEEV. Qui ajoute : « Nous sommes désormais prêts à accompagner les entreprises viticoles dans leur cheminement vers la communication digitale grâce à la plateforme digitale U-label. Le numérique est essentiel pour véritablement responsabiliser les consommateurs, protéger le marché unique du vin et garantir une concurrence loyale entre tous les opérateurs vitivinicoles de l’UE. À nous d’en tirer le meilleur parti ».

*Le CEEV représente les entreprises viticoles de l’industrie et du commerce dans l’Union européenne : vins tranquilles, vins aromatisés, vins effervescents, vins de liqueur et autres produits de la vigne. Il regroupe 24 organisations nationales et ses membres produisent et commercialisent la grande majorité des vins européens de qualité, avec et sans indication géographique, et représentent plus de 90 % des exportations de vins européens.


Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.