Le champagne Pol Roger s’étend …au coeur de l’Avenue de Champagne à Épernay. Des travaux d’envergure pour cette maison dont la discrétion se revendique comme un dogme. Mais avec la restructuration d’un hall existant, de l’agrandissement d’une travée et la construction d’un bâtiment neuf de production (mission Cical Synergies architecte Giovanni Pacé) sur près de 18 000 m2 et un investissement de près de 40 millions d’euros, il est évident que Pol Roger devient de plus en plus visible, tout au moins de la rue.

Des travaux d’envergure mitoyens au jardin de la maison Pol Roger.

Construire en ville est une volonté de la maison qui a décidé de garder et de faire évoluer son outil de production dans le centre de la cité. Une décision prise pour des raisons économiques et philosophiques, voire ergonomiques, comme l’explique Hubert de Billy, cinquième génération Pol Roger : “Nous souhaitions rester sur Epernay et voulions garder un seul site en transformant les bâtiments existants et changer la logistique“. Une nouvelle construction est également prévue : “elle alliera la modernité et le process tout en gardant un aspect traditionnel en briques, car n’oublions pas que l’avenue de Champagne est intégrée au patrimoine mondial de l’Unesco. Nous avons eu le classement,  il faut le garder ! “.

 

 

Doucement, mais sûrement, la maison évolue depuis des années, cuverie, réceptionnel, cave, bureaux … entrant ainsi dans la modernité pour encore mieux valoriser ses vins.  “Certes, nous avons des objectifs, mais pas de temporalité ” affirme Hubert de Billy . De quoi rappeler que la maison existe depuis des générations, que la sixième est en train d’arriver…

 

Malgré l’arrêt brutal des travaux en mars dernier, le chantier avance à bon train et  le timing est bon( fin vers 2022). Un chantier qui n’est guère évident à mener au regard du précieux sous-sol. Les caves qui s’étendent sur 9 km sont un dédale qu’il faut préserver sans cesse. D’autant qu’avec la découverte des fameuses bouteilles datant de l’effondrement d’une partie des caves en 1900 (lire ici), ces travaux, par le biais d’une dalle et de pieux, doivent sauvegarder ces flacons bien à l’abri “que les générations futures iront peut-être, si les moyens techniques se développent, rechercher dans le futur” précise Laurent d’Harcourt, président du directoire. Passé, présent, futur, chez Pol Roger, on revient encore au temps.

Hubert de Billy entre Laurent d’Harcourt et Damien Cambres, le chef de caves.

 


Pol Roger :des expéditions vers de petits pays.

Alors que le millésime 2013 et la cuvée emblématique Sir Winston Churchill 2009 sont  en train d’être commercialisés, côté business, Laurent d’Harcourt explique la situation actuelle : ” Nous travaillons sur beaucoup de petits pays, mais c’est vrai que nous ne sommes pas confrontés à une baisse drastique sur les aéroports ou dans le monde de la nuit, car ce n’est pas notre clientèle. De plus, nous avions connu la surchauffe en 2019 et voulu baisser volontairement nos ventes pour ne pas sortir trop vite nos millésimes.“. Pour l’instant, le président du directoire s’attend ainsi à un atterrissage entre -12/-15%.

 

 

 

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