Les épisodes pluvieux qui se succèdent depuis le début du mois de mai continuent d’alimenter les inquiétudes dans le vignoble champenois. Si la situation sanitaire reste globalement maîtrisée à ce stade, le potentiel épidémique du mildiou progresse progressivement, porté par l’humidité persistante de ces dernières semaines.
Les températures fraîches observées ces derniers jours, comprises entre 11 et 13 °C, ont toutefois limité les contaminations les plus actives. Mais la météo attendue dans les prochains jours pourrait rebattre les cartes, notamment en cas de nouvelles pluies significatives.
Une pousse ralentie avant un possible redémarrage
La végétation a marqué le pas au cours de cette deuxième décade de mai. Les températures inférieures aux normales saisonnières ont freiné le développement de la vigne dans l’ensemble des secteurs.
Dans les parcelles les plus précoces, les boutons floraux se situent encore entre les stades agglomérés et séparés. Le retour annoncé d’un temps plus doux pourrait cependant accélérer rapidement la pousse au cours des deux prochaines semaines.
À ce stade, le chardonnay affiche entre 9 et 10 feuilles étalées, le pinot noir entre 8 et 9 feuilles et le meunier entre 7 et 8 feuilles.
Peu de symptômes de mildiou observés
Sur le terrain, les observations restent limitées. Quelques rares taches isolées de mildiou ont été repérées en début de semaine, principalement en bas de cep. Le vignoble demeure pour l’instant dans un état sanitaire jugé très sain.
La situation reste néanmoins surveillée de près, car plusieurs épisodes contaminants pourraient se cumuler dans les prochains jours et compliquer la lecture des symptômes dans les parcelles.
L’oïdium davantage présent dans les parcelles à historique
L’oïdium constitue actuellement l’autre point de vigilance. De nouveaux symptômes sur feuilles ont été confirmés, principalement dans des parcelles historiquement sensibles en chardonnay et en pinot noir.
Dans certaines vignes déjà concernées en début de mois, la présence de feuilles touchées progresse progressivement. Les conditions météo annoncées, plus chaudes et plus sèches, pourraient d’ailleurs favoriser le développement de la maladie dans les jours à venir.
(Source Comité Champagne)



