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David Baron (Groupe Interactions) : une autre approche de la RSE en Champagne

Et si la RSE n’était pas une démarche de plus, mais une autre façon de regarder la performance de l’entreprise ? C’est l’approche défendue par David Baron, du Groupe Interactions, dans le cadre d’un accompagnement proposé aux entreprises de la filière Champagne. « Une entreprise n’a pas besoin de “faire de la RSE”. Elle a besoin d’être plus performante, plus solide et mieux préparée aux transformations de son environnement », explique-t-il.

Pour David Baron, le sujet dépasse donc largement les seules questions environnementales. Dans une exploitation viticole, une coopérative ou une maison, les difficultés de recrutement peuvent peser sur la production. L’énergie joue sur les coûts. Le numérique, les attentes des clients ou encore la transmission des compétences peuvent également devenir des enjeux importants.

« Le véritable sujet n’est donc pas la RSE. C’est la performance de l’entreprise », résume-t-il.

Partir de ce que fait déjà l’entreprise

L’accompagnement proposé ne demande pas aux entreprises de repartir de zéro. Il commence par un diagnostic de leurs pratiques, de leurs points forts et de leurs fragilités. Une feuille de route est ensuite construite selon leurs priorités.

Plusieurs dimensions sont prises en compte : économique, commerciale, sociale, environnementale, production et logistique, mais aussi digitale.

David Baron propose ainsi de changer la question de départ. Plutôt que de demander : « Qu’est-ce qu’une entreprise doit faire pour être RSE ? », il invite à s’interroger sur « les enjeux qui peuvent fragiliser ou renforcer la performance de cette entreprise ».

La RSE devient alors une grille de lecture pour hiérarchiser les sujets et déterminer où agir.

Jusqu’à 500 entreprises concernées

Le dispositif s’adresse aux viticulteurs, vignerons, coopératives et négociants de moins de 50 salariés. Financé par la Région Grand Est et le FEADER, il doit bénéficier aux 500 premières entreprises inscrites.

L’accompagnement comprend 2,5 jours de diagnostic, puis quatre jours de déploiement. Les entreprises qui ont déjà engagé des actions environnementales ou sociales ne recommencent pas tout : le dispositif doit aussi permettre de prendre en compte et de valoriser ce qui existe déjà.

Pour David Baron, l’enjeu est surtout de permettre aux entreprises champenoises de prendre du recul, de repérer leurs fragilités et de fixer leurs priorités. Avec une idée centrale : faire de la RSE non pas une contrainte supplémentaire, mais un véritable outil de pilotage.