L’annonce conjointe des États-Unis et de la Commission européenne sur un nouveau cadre d’accord commercial inquiète la Champagne. Ce dispositif introduit un droit global de 15 % sur l’ensemble des biens européens importés, incluant les vins et spiritueux.
Si ce mécanisme apporte une certaine stabilité aux relations commerciales transatlantiques, il représente un coup dur pour les exportations de Champagne, qui voient leur compétitivité fragilisée sur leur premier marché à l’international.
« Les États-Unis représentent un marché essentiel pour le Champagne, notre premier marché à l’export. Avec cette taxe de 15 %, c’est toute la filière, vignerons et maisons de Champagne mais aussi partenaires, qui se retrouve fragilisée », souligne David Chatillon, coprésident du Comité Champagne.
Son homologue, Maxime Toubart, alerte également : « L’application de cette taxe de 15 % met notre filière sous pression. Il est impératif de continuer à négocier pour trouver des solutions plus favorables et garantir la compétitivité de nos vins. »
Des discussions encore ouvertes
Le commissaire européen Maroš Šefčovič a rappelé que les discussions restent en cours et qu’il est encore possible de trouver des aménagements. L’objectif du Comité Champagne est clair : obtenir une exemption pour les vins et spiritueux européens de cette taxe globale.
Pour y parvenir, la filière champenoise pourra compter sur le soutien de ses partenaires américains – importateurs, distributeurs et détaillants – également affectés par cette hausse tarifaire. Le Comité Champagne appelle la Commission européenne et les pouvoirs publics français à défendre activement cette demande afin de préserver les intérêts de l’ensemble du secteur.




