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Forcément James Bond, mais pas uniquement, « le pinot noir, c’est notre ADN » Charles-Armand de Belenet (Maison Bollinger)

Nouvelle cuvée, nouvelles orientations, sortie du nouveau James Bond… La tranquille Maison Bollinger bouge en cette année 2021. Voilà de quoi évoquer ses actualités et ses projets avec Charles-Armand de Belenet, directeur général de Bollinger

La Maison Bollinger vient de commercialiser sur les marchés la nouvelle cuvée B13, à quoi correspond- t-elle au sein de la gamme ? 

Oui, on vient de sortir le B13. C’est une année où l’on n’a pas fait de Grande Année. Et quand on ne fait pas de Grande Année, on sort un peu du cadre de son cahier des charges, c’est-à-dire 70% de pinots noirs et 30% de chardonnays. Là, il s’agit donc d’une interprétation libre à l’instar du 2003 by Bollinger qui a été une année inattendue, mais au final, a donné des vins étonnants qui gardent encore une belle énergie. Sur ce même principe, dix ans plus tard, on a élaboré le B13 avec deux partis pris. D’une part, ce sont des vins provenant en grande majorité de notre vignoble maison sur lequel nous avions le plus grand contrôle de la qualité. D’autre part, c’est un 100% pinots noirs avec des raisins issus de Verzenay. L’année 2013 était une année assez dure et compliquée, mais c’est un millésime très intéressant, un vin ou l’on retrouve le style pinot noir associant puissance et fraîcheur et apportant une belle salinité en fin de bouche. On y retrouve également le coeur de Bollinger de ce pinot noir, mais avec cette jolie fraîcheur qui semble faire un petit pas de côté aérien. Les quantités sont limitées (quelques dizaines de milliers)*.

Depuis quelque temps, on a l’impression que la Maison Bollinger propose de plus en plus de cuvées différentes ?  

C’est vrai, car nous voulons accélérer dans le domaine du pinot noir. Le pinot noir, c’est notre ADN, nous ne ferons jamais de blanc de blancs ! On prend notre route sur le blanc de noirs, voire plus que le blanc de noirs, car ce ne sont que des pinots noirs, il n’y a pas de meunier. Nous souhaitons garder notre culture vigneronne, je le dis souvent Bollinger est le plus grand des vignerons et la plus petite des grandes maisons. D’ailleurs notre chef de caves, Gilles Descötes vient du vignoble, pas de la cave. La volonté, c’est de remettre en avant notre vignoble et les différentes facettes du pinots noirs. On a commencé avec les cuvées PN VZ 15 et VZ 16 qui sont sorties dernièrement avec la spécificité de mettre en avant un village majoritaire Premier ou Grand cru. Étant donné que les choix des vins se font à l’aveugle, c’est Verzenay qui a été choisi deux fois, mais la prochaine cuvée, ce sera sûrement un autre « .

À qui destinez-vous ce type de cuvées ? 

Ce que l’on voit c’est que les amateurs de grands vins sont à la redécouverte des terroirs champenois. Là, nous sommes au niveau d’une commune, mais l’objectif est d’être au niveau de la parcelle. Sachant que nous possédons déjà deux parcellaires que sont la Côte aux enfant et les Veilles vignes françaises.C’est vrai qu’avec le réchauffement climatique le terroir s’exprime de mieux en mieux. Et l’on redécouvre ainsi l’incroyable richesse du terroir champenois.

Le prochain James Bond, No Time to Die sera dévoilé le 28 septembre à Londres, parlez-nous de votre partenariat avec cette icône du cinéma ?

Décalé trois fois, ça y est on est dans les starting-blocks !  L’avant-première de No Time to Die aura lieu à Londres où je serai présent. Nous sommes le champagne officiel de James Bond depuis 1979, même si la première apparition était en 1973 (Vivre et Laisser Mourir). C’est un partenariat, un gentleman agreement entre les deux familles Broccoli et Bollinger. Nous ne rémunérons pas la partie partenariat globale et notre présence potentielle dans les films, nous rémunérons la l’utilisation de l’image de James Bond quand nous réalisons des packagings spécifiques. Ce dernier packaging est d’ailleurs très intéressant, nous l’avons travaillé pendant le confinement et c’est la première fois que se trouvent présentes les trois icônes avec l’Aston Martin DB5, la silhouette de James Bond et la cuvée Bollinger. Tout cela a été mis en musique par le photographe Greg William. C’est un visuel qui est uniquement commercialisé pour l’international (lire ici). En même temps, nous avons réalisé une autre édition sur un millésime 2011 célébrant le 25e opus de James Bond et nos 40 ans de partenariat. Là aussi, ce coffret est vendu sur les marchés internationaux.

Quelles sont les retombées d’un tel partenariat pour la Maison Bollinger ? 

Toutes les éditions limitées s’arrachent. On est en rupture en édition limitée. Il y a un double effet, déjà avec l’effet « collector » pour les amateurs de James Bond et puis celui des amateurs de Bollinger qui une fois tous les quatre ans achètent la bouteille James bond. Pour nous, c’est surtout une belle façon de mettre en avant la Spécial Cuvée. Et puis surtout nous sommes visibles partout dans le monde durant les avant-premières. Nous accompagnons l’équipe Eon sur tous les évènements James Bond où Bollinger est systématiquement présent.

*Prix de la cuvée B13 de la Maison Bollinger : 115 €