François-Xavier Morizot a pris ses fonctions à la tête des Champagnes Mumm et Perrier–Jouët. Des maisons qu’il connaît bien puisqu’il en était le directeur industriel depuis 2018. Son ambition : celle de développer l’amont pour assurer leur croissance.
L’homme est grand et sympathique. Nommé il y a un peu plus d’un mois, vice-président des Champagnes Mumm et Perrier–Jouët au côté de César Giron, président de MMPJ (Mumm Martel Perrier–Jouët), ce n’est pas un inconnu en Champagne. Déjà il était directeur industriel des deux maisons depuis 2018, puis auparavant chef de projet chez Moët & Chandon pour lequel il a travaillé une dizaine d’années. Bref, il connaît la chanson ! Celle que chante les grandes maisons pour évoluer et croître. Et c’est ce pourquoi il a été choisi : « l’amont, la viticulture, la vigne, c’est là notre vrai enjeu collectif. Que cela soit pour la Champagne dans son ensemble, mais également pour Mumm et Perrier–Jouët car la croissance passera par là ».
Jusque-là, François-Xavier Morizot en tant que directeur industriel a œuvré au regroupement d’un certain nombre de fonctions de l’embouteillage jusqu’à l’expédition en s’occupant de la production et de l’investissement au sens large du terme.Travaillant avec Stéphane Varet, le directeur du vignoble et de l’approvisionnement, ils ont géré le foncier et le process que cela soit la construction d’un centre de pressurage ou l’achat du matériel. Fort de cette expérience, le voilà désormais les pieds dans la terre champenoise à la rencontre de celles et ceux qui sont partenaires des deux maisons. « Nous exploitons un vignoble de 260 ha en propre et nous avons besoin d’un ensemble de partenaires pour continuer à progresser. Cela va du livreur à la coopérative. C’est passionnant d’aller à leur rencontre, car il y a une vraie dimension relationnelle ».
Bien sûr, on ne peut s’empêcher de poser la question du regroupement du rassemblement de certaines activités de Perrier–Jouët sur le site de Mumm à Reims. « Une partie du personnel est déjà arrivée, il y a une fierté par rapport à ce projet, car il faut reconnaître l’agilité de l’ensemble de nos équipes. Dans la nouvelle configuration, la partie cuverie, signature vin et vinification sera gardé sur chaque site, Perrier–Jouët à Epernay avec Séverine Frerson et Mumm à Reims avec Laurent Fresnet. On avait une problématique de place à Epernay, et l’espace que l’on a retrouvé va nous permettre de répondre aux ambitions de la marque Perrier–Jouët et sa vocation oenotouristique. Puis côté Reims à utiliser tout l’espace de notre site. Avec ce projet, on offre la pérennité; Ce sont des sites historiques qui vont continuer à vivre sur leur histoire. C’est une vraie logique pour un vrai projet d’évolution ».





