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Le grand projet de la Maison Telmont (Remy Cointreau) dévoilé par son président, Ludovic du Plessis

Ludovic Duplessis, président de la Maison Telmont

Ambitieux, culotté et particulièrement lié à l’air du temps, celui de l’agriculture biologique et du développement durable, voici le projet de la Maison Telmont (lire ici) à Damery. Un projet monté avec Bertrand Lhopital (4e génération de la famille) chef de caves, le groupe Remy Cointreau et Ludovic du Plessis, président de la maison « J’ai rencontré Bertrand et je suis tombé amoureux de ses vins, de son côté avant-gardiste et de son domaine d’autant qu’il avait déjà commencé les conversions en bio. Cela m’a interpellé, j’ai décidé de me lancer et d’investir. J’en ai parlé avec le groupe qui a apprécié le projet et m’a permis de devenir associé et donc intrapreneur “explique ce dernier.

Leur projet  « Au nom de la terre » est présenté aujourd’hui par Ludovic du Plessis : ” c’est un projet de vie, de cinq ans, de dix ans ou de quinze ans, cela prendra le temps qu’il faut. Avec la préservation du terroir et la biodiversité, Bertrand Lhopital va continuer ce qu’il a débuté il y a quelques années. Mais nous voulons aller plus loin en étant à 100 % en viticulture biologique. Le domaine Telmont  (25 hectares en propre) et les contrats d’approvisionnement (55 hectares) au total 80 hectares ». Il ne part pas de rien puisque déjà 4 hectares sont certifiés bio sur le domaine Telmont et une partie des appros.

Nouveau logo et étiquette, ici avec la cuvée bio La Réserve de la Terre

Autre point développé par la Maison Telmont, et non des moindres sur le monde des marchés champenois, celui de l’écoconception :  « Nous arrêtons les coffrets, les étuis, les boxes, la charte pour nous, c’est la bouteille, rien que la bouteille ! On va faire ce que font les grands vins bordelais. On veut juste la bouteille et pas le packaging. Avec ce parti pris, cela me permet d’effectuer une belle réduction de mon empreinte carbone ». Les bouteilles transparentes de la gamme vont subir le même sort : « on stoppe la production. Le rosé et le blanc de blancs seront en bouteilles vertes. La bouteille transparente est issue que de 20 % de verre recyclé alors que la bouteille classique verte est issue à 85 % de verre recyclé ».

À propos de recyclage, là aussi Ludovic du Plessis a d’autres idées : « On va mettre en place une démarche expérimentale pour faire revenir des bouteilles à la propriété afin de les laver et redistribuer pour des productions de cidre en Normandie ». Bien sûr, il évoque également le poids de la bouteille, mais il le sait, cela reste de l’ordre du collectif. Très « business for good », Ludovic du Plessis veut avancer que cela soit sur le site ou avec les transports « avec de l’énergie renouvelable à 100 %. Il faut revoir notre chaîne logistique en amont et en val pour ne choisir que des transporteurs qui sont nickels en terme de RSE ».

Avec une toute nouvelle étiquette, Ludovic du Plessis met en avant l’identité de la maison : « Elle doit tout dire sur notre maison. Bien sûr avec un nouveau logo, on pourra y trouver les cépages, le dégorgement, les vins de réserve, mais également un numéro pour la traçabilité, il nous faut une transparence totale pour le consommateur. On raconte toute l’histoire de notre  vin ». Vendu en CHR en France, mais aussi sur des marchés principaux comme le Japon et les USA (elle est lancée aujourd’hui à Miami !).  Le brut sans année sera autour de 43 euros, la cuvée Réserve de la Terre autour de 60 euros. « C’est un projet qui va nous prendre du temps ! C’est un appel au dialogue avec les maisons ».

Actuellement la maison réalise 400 000 bouteilles par an avec un objectif d’environ 600 000.  Cela part plutôt bien puisque Ludovic du Plessis indique « nous sommes déjà sous allocations ».