
Annoncé par Fabrice Colin, ancien président de la coopérative régional des vins de Champagne (CRVC), le rachat de la Vllla Tassigny à Reims en 2018, baptisée Villa Castelnau, par la coopérative, est vue comme une façon de « de recevoir comme une grande maison de champagne » (lire ici). Avec la fusion de la CRVC avec Nicolas Feuillatte, ce projet d’une grande envergure a pris du plomb dans l’aile. Et à priori ne verra jamais le jour.
Comme je l’avais écrit en 2019, cette superbe villa, rappelant le temps lointain ou régnait l’oligarchie champenoise à Reims, est située au 25 boulevard Pasteur, à quelques encablures du triangle d’or champenois (Place des droits de l’homme, boulevard Lundy et Butte-Saint-Nicaise). De quoi rejoindre géographiquement des noms aussi emblématiques que ceux de Pommery, Taittinger ou Veuve-Clicquot. Toutefois, le parc (près de 4 000 m²) est en friche, l’hôtel particulier a été complètement dépouillé de ces charmes d’antan. Et si son prix d’acquisition s’élève à 1.6 million d’euros, les travaux nécessaires pour sa rénovation devaient porter probablement le coût global de l’investissement à 5 millions d’euros.
Sans être un spécialiste des finances, si l’on reste discret que sur cette affaire, on peut se douter que le groupe Terroirs & Vignerons de Champagne n’ait pas ni l’intérêt, ni le besoin, ni les moyens de pouvoir assurer un tel chantier. D’autant plus que pour « recevoir comme une grande maison », la Maison Abelé 1757, appartenant au groupe Terroirs & Vignerons de Champagne, en pleine renaissance (lire ici) se trouve à peine à quelques mètres de la villa Castelnau. Un tien vaut mieux que deux …




